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ces toujours croissantes de l’Autriche, l’ardeur de 1744l’Angleterre à la seconder, et le roi de Sardaigne, quinaguère menaçait Marie-Thérèse, protégeant ses Étatsd’Italie. Évidemment la paix de Breslau n’était qu’unfaible rempart contre le ressentiment de cette puis-sance, l’interception d’une correspondance entreGeorge et Marie-Thérèse, où il était insulté et menacé,vint confirmer ses craintes. Ce prince commença doncà prêter une oreille favorable aux propositions de laFrance. En effet, tout prenait autour de lui une atti-tude hostile. Un traité conclu à Worms, ratifié à Turinet à Varsovie, venait d’unir contre l’empereur Char-les VII l’Angleterre, la Sardaigne, la Saxe, la Hollandeet l’infatigable reine de Hongrie; confédération dontla chute de l’Empereur était le but apparent, mais quimenaçait plus encore Frédéric.
George, aux termes mêmes des stipulations de Bres-lau, aurait dû donner connaissance au roi de Prussede tous les traités qu’il signerait; mais cette fois il s’engarda bien, car ses nouveaux engagements annulaientles dispositions de Breslau. Le traité de Worms ayantété communiqué aux États-Généraux, ce fut de La Hayeque Frédéric reçut tous les détails. En démasquantsi vite leurs desseins, l’Autriche et l’Angleterre com-mirent, une faute grave 1 . C’était avertir leur ennemide pourvoir à sa sûreté.
En effet, Frédéric chercha aussitôt un contre-poidsà cette imposante coalition. Depuis vingt ans, le baron
1 Frédéric, Histoire de mon temps , tome 11.