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Tome I.
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PIÈCES

et simultanément. Ce fut l’œuvre (lu temps et des circonstances. Dès lemilieu du dixième siècle, il se forma probablement, entre plusieursvilles de la Basse-Saxe, des ligues particulières. Dans le onzième siècledéjà, nous voyons Brunswick et Magdebourg être chacune le centred’une confédération de môme nature.

De 1160 a 1170, Lubeck, redoutant le duc Henri le Lion, forma uneconfédération commerciale et défensive, et avec Hambourg une allianceintime, en 1241. De son côté, Brôme préparait aussi la grande Hanse.Enfin, nous voyons, depuis le neuvième siècle, Cologne à la tôle d’uneconfédération que les incursions des Scandinaves et Normands par leRhin avaient sans doute rendue nécessaire. Quelquefois cette confédé-ration est appelée la Hanse occidentale, tandis qu’on nomme celle desvilles sur l’Elbe et la Baltique, Hanse orientale, et les habitants et com-merçants, osterlings, de ost, orient.

Les premières tentatives de réunion des deux corps eurent-elleslieu de 1200 à 1210 ? Tel est l’avis de Berlius. Ce qui est très-probable,c’est que la Hanse en général ne se développa et ne s’alfermit que versle milieu du treizième siècle. Au reste, c’est depuis le grand inter-règne d’Allemagne (de 1230 à 1273) que les villes hanséatiquesjouèrent un rôle dans toutes les grandes affaires publiques. Il faut dis-tinguer entre celles qui avaient droit de voter aux assemblées géné-rales ordinaires, et les villes soit associées, soit subordonnées. Lenombre des premières fut de soixante-dix à quatre-vingts ; celui desautres varia.

La Hanse se composait de villes contributionndires, participant àtoutes les dépenses communes, et de villes annuistes, ne payant qu’unerétribution annuelle et invariable. Les premières votaient seules dansles assemblées générales et ordinaires qui revenaient tous les troisans, et où Ton prononçait sur des intérêts communs ; les secondes n’a-vaient de voix immédiate que dans les assemblées de quartier, ou biendans les assemblées générales extraordinaires, lorsqu’on avait à renou-veler le pacte de fédération. On comptait quatre quartiers : 1° Lubeck,comprenant Hambourg, Brême, Lunebourg, Wismar, Rostock, Slral-sund et quelques autres citées appelées vandaliques: 2° Brunswick,comprenant Magdebourg, Brandebourg, Hildesheim, Hanovre, Eim-beck,Gœtling et autres villes que leur situation, par rapport à Lubeck,faisait nommer trans-vandaliques ; 3° A Dantzick se rattachaient lescôtes orientales de la mer Baltique, et les villes de Thorn, Elbing,