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Tome I.
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PIÈCES

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capitaines me descendront du carrosse, quand le convoi sera arrivé(levant l’église; et lorsqu’on partira pour s’y rendre, les soldats de monrégiment tiendront le fusil renversé sous le bras gauche, les tamboursbattront la marche funèbre, et les fifres joueront l’air du cantique O!haupt voit Blut und Wunden ! Le carrosse de deuil, ayant passé devantle régiment, s’arrêtera près de la porte de fer; et alors le régiment dé-filera devant le carrosse. Le premier bataillon ira se ranger droit devantl’église, le second se rangera près du premier, le troisième, près du se-cond. La marche commencera là, et mon régiment précéderai car-rosse, qui suivra immédiatement après. Mes fils Guillaume et Henri nequitteront point le régiment; et vous, mon fils aîné, et le petit Ferdi-nand, revêtus de vos uniformes, suivrez le carrosse, de même que lesgénéraux et officiers qui ne sont pas de mon régiment, mais qui pour-ront toutefois se trouver ici, s’ils le veulent bien. Les deux aumôniersde mon régiment, Cochius et Oesfeld, suivront aussi le carrosse.

« V. Les huit capitaines dont je viens de parler porteront mon corpsdans l’église par la porte par ou j’avais coutume d’entrer. Je veux qu’onmette sur mon cercueil la meilleure de mes épées de munition, mameilleure écharpe, ma meilleure dragonne, des éperons dorés et uncasque de même. On en trouvera dans l’arsenal de Berlin. Après queles capitaines m’auront posé dans l’église à côté de mon tombeau, leshautbois se feront entendre, et Ludowic, mon maître de chapelle,jouera de l’orgue. En attendant, les capitaines retourneront dans leursrangs. Parmi les officiers généraux, il s’en trouvera bien quelques-uns qui me viendront rendre les derniers devoirs, et qui me poserontdans mon caveau.

« VI. On aura soin de faire mener de Berlin vingt-quatre pièces decampagne de six livres de balle chacune, lesquelles feront dcuze dé-charges consécutives. Ensuite les bataillons feront feu l’un après l’au-tre, et l’artillerie commencera à tirer.

« VII. Je défends qu’on fasse la harangue funèbre et militaire qu’ona coutume de faire aux troupes dans ces sortes d’occasions. Après lesdécharges, les bataillons se sépareront, et un détachement de grena-diers choisis reportera les drapeaux où vous l’ordonnerez. Chaque com-pagnie sera reconduite devant le logis de son capitaine, et chaque gre-nadier recevra la douceur accoutumée, comme il se pratique dans letemps des exercices.

« VIII. On donnera ce soir-là à souper aux généraux, à tous les of-