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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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DES-l’HÉNOMÈNES PÉRIODIQUES. 63

2° Il est probable que les progrès de la végétation sont proportion-nels à la somme des températures, ou plutôt à la somme des carrésdes températures, comptée à partir du réveil des plantes.

3° Les froids de l’hiver, quand la constitution de la plante n’a pasété altérée, surtout si la terre a été couverte de neige, ne font éprou-ver aucun retard bien sensible à la végétation.

Il faut avoir égard cependant à l’état de la plante à l’instant où acommencé son sommeil hivernal, état qui correspond à une certainesomme de température acquise.

« Quand il s’agit de la maturité des moissons, et en général des« plantes qui croissent sous l’influence du soleil, c’est le thermomètre« exposé sous l’action même de cet astre qu’il faut consulter, et non« le thermomètre placé à l’ombre, comme on le fait communément. »

4° Les températures de la nuit ne sont pas comparables à celles dujour, quant à l’effet produit sur la végétation ; il faut nécessaire-ment avoir aussi égard à la quantité de lumière que reçoivent lesplantes.

5° Une latitude plus septentrionale d’un degré produit à peu près lemême retard qu’une altitude plus grande de 100 mètres, retard qui,dans nos climats, s’élève à quatre jours environ.

6° Les variations de température, tontes choses égales d’ailleurs,sont favorables à la végétation, et il en est de même des plateaux éle-vés où le rayonnement peut se faire d’une manière plus active.

7 ° Les lignes isanthésiques ou de floraison simultanée ne conser-vent pas de parallélisme aux différentes époques de l’année.

§ II-

Calendriers anciens.

Les anciens ont formé des calendriers qui, considérés isolément,ont donné lieu à une foule de discussions sur le lieu pour lequel ils ontété faits ; et cependant c’était là le point de départ pour arriver àcomparer, à l’aide de documents historiques, le climat d’une mêmecontrée dans les temps anciens et dans les temps actuels.

M. Dureaude la Malle a essayé de lever les difficultés qui avaientarrêté ses devanciers; de sorte que nous avons aujourd’hui des don-nées assez précises sur la valeur du petit nombre de calendriers quel’antiquité nous a légués. Nous nous bornerons seulement à parler detrois de ces calendriers qui s’appliquent, suivant toutes les apparences,à la même localité.