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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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DES CLIMATS.

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que l'on ait déterminé pour chacune d’elles la température moyenneannuelle, puis la température estivale, qui est la moyenne des tempé-ratures de juin, juillet et août, et la température hivernale, moyennedes températures de décembre, janvier et lévrier ; enfin la tempé-rature du lieu (moyenne des températures annuelles pendant un cer-tain nombre d’années) ; si l’on trace sur une carte géographique deslignes composées de points ayant la même température moyenne ra-menée au niveau de la mer, on a les lignes isothermes ; si l’on traced’autres lignes passant par des lieux ayant la même température esti-vale ou hivernale, on a les lignes isothères (d’égal été) et les lignesisochimènes (d’égal hiver). On pourrait tracer également des lignesreprésentant les maxima et minima de température. En général, lesligues thermiques ont une grande importance en météorologie, en cequ’elles permettent d’étudier la distribution de la chaleur sur la surfacede la terre et de diviser les climats en plusieurs classes.

La direction des lignes isothermes indique que les mers, à raison deleur surface homogène, agissent d’une manière uniforme sur la tem-pérature moyenne, puisque les inflexions de ces lignes sont plus régu-lières et moins étendues que sur la terre. L’eau agit en effet commemodérateur de chaleur : 1° par sa haute capacité calorifique, qui estcinq fois plus grande que celle des matières terreuses ; 2 ° par la cha-leur enlevée lors de l’évaporation.

La direction des mêmes lignes indique aussi que les contours descontinents exercent une grande influence, le voisinage de la mer ren-dant les étés moins chauds et les hivers moins froids : on est parti delà pour établir deux espèces de climats : climats marins et climatscontinentaux.

Les lignes isothermes ne conservent donc le parallélisme que dans lesmers et dans le voisinage de la zone torride; partout ailleurs ellesprésentent des inflexions dues à des perturbations de différents or-dres, provenant de causes dont nous exposerons les effets en les con-sidérant séparément.

Ces lignes, abstraction faite des effets résultant de ces causes per-turbatrices, ont permis de partager les deux hémisphères, depuisl’équateur jusqu’aux pôles, en zones ou climats, qui ont reçu une dé-nomination spéciale résultant de leur état calorifique.