chapitre vt.
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Ainsi, à Paris, les vents du S. E., E., N. E., clèvent la températurependant l’été. En effet, ces masses d’air ont parcouru des régions pluséchauffées que celles dans lesquelles elles arrivent. L’hiver, ces ventsabaissent la température, puisque dans l’intérieur des continents leshivers sont plus froids.
Par des raisons analogues, les vents de l’O., du S. O., élèvent latempérature l’hiver et l’abaissent l’été.
D’après le tableau précédent, en moyenne, annuellement, le ventdu N. abaisse le plus la température; il l’abaisse de 2 °,25 (déplusde 3° l’hiver et de 1° l’été).
Le vent du S. E. élève la température de plus de 3° l’été , et l’a-baisse de plus d’un degré l’hiver.
M. Hœghens a calculé, dans le môme travail, la température qu’ilferait sans l’effet du vent.
Enfin l’on sait que, lorsque les masses d’air traversent de vastesplaines échauffées, les vents peuvent acquérir une température assezélevée; ainsi le simoun, ou vent brûlant du désert, en Afrique, esttellement échauffé par les sables du Sahara, qu’il fait monter quelque-fois le thermomètre à 50° degrés à l’ombre.
L’humidité du vent dépend delà région d’où il souffle; ainsi, enFrance, le vent d’est est plus sec que le vent cl’ouest, qui nous arrivede l’Océan. Quand on veut avoir l’humidité moyenne, on cherchela direction moyenne du vent, pour un jour déterminé, et l’humiditémoyenne du soir. Pour exemple, nous citerons les résultats obtenusà Halle par M. Koenitz:
VENTS.
HIVER.
PRINTEMPS.
ÉTÉ.
AUTOMNE.
N.
0,895
0,750
0,676
0,787
N. E.
0,912
0,723
0,674
0,826
E.
0,926
0,669
0,613
0,757
S. E.
0,855
0,714
0,663
0,792
S.
0,830
0,703
0,674
0,762
S. 0.
0,819
0,703
0,699
0,786
O.
0,809
0,717
0,714
0,806
N. O.
0,832
0,734
0,688
0,827