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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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DES CLIMATS.

J 55

M. de Gaspariu fait observer, avec raison, que l’intensilé calorifiquedes rayons solaires variant avec la transparence de l’air et l’élévationdu soleil au-dessus de l’horizon, la quantité de chaleur reçue par laterre doit varier selon les heures où l’atmosphère est claire. C’est cemotif qui l’a engagé à 'rechercher les effets de température dans lesjours qui sont entièrement clairs ou couverts. Les résultats qu’il a ob-tenus conduisent aux conséquences suivantes, en se rappelant que l’at-mosphère absorbe à peu près le quart des rayons calorifiques du soleil,quand celui-ci toutefois est au zénith ( Cours Æagriculture, t. II, p. 1 30) :« La température moyenne de l’air étant à Orange, et à deux heures,« époque de l’observation ci-dessus,de 18°,3, on voit qu’elle représente« exactement la quantité de chaleur solaire des jours clairs, d’où résulte-« raitquelamoindrechaleur reçue les jours couverts et les jours mixtes« est compensée par le moindre rayonnement de ces jours-là et qu’à« deux heures, la température de l’air est le résultat delà seule chaleur« solaire. Mais nous voyons aussi que cette température varie selon« les saisons et selon le plus ou moins de pureté de l’atmosphère ; elle« est la plus grande possible au printemps et au commencement de l’au-« tomne , c’est-à-dire dans des saisons pluvieuses, où les jours clairs« qui succèdent à la condensation des!vapeurs atmosphériques pa-« laissent être aussi les plus purs, ceux où le soleil rayonne avec« le plus de force. Elle est la plus faible après les pluies, à la fin du« printemps, à la fin de l’automne et au commencement de l’hiver,« en mai, juin, novembre, décembre et janvier; c’est qu’alors l'air« reste encore vaporeux même après la précipitation des pluies. Ainsi« la nature fournit à la fois l’humidité et la chaleur aux plantes« au printemps, à l’époque de leur premier jet, et abaisse la chaleur« solaire en été, quand déjà celle de l’atmosphère est devenue sura-« boudante et en hiver quand elle serait inutile. Quant aux jours cou-« verts, chacun de leurs degrés de clarté, mesuré par le moyen im-« parfait que nous avons indiqué, ne fournit pas en moyenne le tiers«■ de la chaleur solaire d’un jour clair, etc. »

Il serait à désirer que de semblables observations fussent faites dansun grand nombre de localités, pour fournir des éléments précieux àleur climatologie.

Est-on certain que le ciel est parfaitement transparent lorsqu’il y aabsence de nuages? Non ; car le soleil ne transmet pas la même quan-tité de chaleur pendant des jours que l’on considère comme clairs;d’un autre côté, les observations de chaleur solaire faites par diversphysiciens, en choisissant un jour qu’ils considéraient comme clair,