CHAPIÏKE VII.
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« teur, ce qui indique, à latitude égale, une température moyenne plus« basse dans la région qui verse ses eaux dans la Méditerranée que« dans les autres bassins de la France.
« Cette différence de climat du bassin de la Saône, du Rhône et de« la Durance, et des autres parties de notre territoire, tient non-seule-« ment à la position géographique de ce bassin entre les massifs mon-« tagneux qui l’entourent, mais encore à la fréquence et à l’intensité« des vents du N. et du N. O., qui font que la direction moyenne« annuelle du vent incline vers le nord, dans toutes ces localités, au« lieu de présenter la direction moyenne S. O. comme dans les autres« parties de la France. (Voir pag. 106 et suivantes.)
« 11 n’est pas moins curieux de suivre le cours des lignes d’égale« température de l’été et d’égale température de l’hiver.
« On voit que la ligne isothère + 18° part de l’embouchure de la« Loire, passe un peu au nord de Paris et remonte vers Cologne ; elle« suit donc à peu près la limite de la vigne en France. Quant à celle«de-t-22°, elle éprouve beaucoup de sinuosités dans le midi. Mais,« en général, ces lignes se relèvent toutes vers le nord, en pénétrant« dans le continent, comme on l’observe sur tous les tracés des iso-« Ibères en Europe, puisque les étés, dans l’intérieur des continents,« sont plus chauds que sur les côtes.
« Les lignes d’égal hiver, au contraire, s’abaissent rapidement vers«le sud. L’isochimène + 3°, qui passe au nord de Paris, traverse« presque toute la France du N. O. au S. E., descend la haute Saône,« passe en Savoie, puis vient remonter vers Milan. Quant à la ligne« qui joint toutes les localités dont la température de l’hiver est-+-6°,«après avoir coupé la presqu’île de la Bretagne près Saint-Brieuc,« elle contourne presque toutes les côtes de l’ouest, puis passe au nord« de Toulouse, et traverse la Provence de l’ouest à l’est.
«Près du Jura et des Alpes, les inflexions des courbes de tempéra-« ture montrent qu’il existe là une cause de refroidissement bien mar-« quée, à moins que la loi du décroissement de la température avec la«hauteur ne s’applique plus à de grandes différences de niveau,
« comme on l’a supposé dans le calcul. Il est nécessaire, du reste, que« l’on ait plus de déterminations expérimentales dans ces localités.
« Dans le tableau suivant, on a cherché les différences de tempéra-<* ture de l’été à l’hiver, et on a placé les principaux points où les ob-« servations ont été faites par ordre de différence de température.