CHAPITRE VU.
4 66
H ne nous reste plus qu’à examiner quelle est la quantité d’eautombée par jour de pluie dans les trois régions de laFrance précédem-ment indiquées. Pour avoir cette quantité, il suffit de diviser la quantitéd’eau tombée par le nombre de jours entre lesquels elle est répartie : cetélément, s’il ne donne pas la pluviosité du lieu auquel il s’applique,indique du moins la nature de ces pluies, c’est-à-dire si elles sontcalmes, ou plus ou moins torrentielles. Voici les résultats obtenus :
MOYENNE PAR JOUR POUR
année
hiver
printemps
été
automne
Côtes de l’ouest.
5,9
5,6
4,5
6,5
6,3
France méridionale...
8,9
7,7
7,7
8,8
11,5
France septentrionale..
4,7
3,4
4,0
6,2
5,5
En automne, dans le midi de la France, la quantité moyenne depluie par jour est considérable, ce qui explique les crues des tor-rents et des rivières de cette partie de la France en cette saison.Nous ferons observer que c’est précisément à cette époque de l’annéequ’ont lieu ces pluies torrentielles, auxquelles il faut rapporter unepartie de la dénudation des montagnes. Ces pluies ravinent les terreset mettent dans la nécessité de les soutenir avec des murs dans les en-droits où elles ont de la pente.
IV.
Des divisions climatériques de la France.
D’après ce qui précède, il est facile de concevoir que la France estcomposée de provinces qui ne possèdent pas toutes le même climat.On y reconnaît d’abord les deux grandes divisions de climat qui offrentdes caractères si tranchés : savoir, les climats marins et les climatscontinentaux, lesquels se modifient en raison delalatitude, de la hau-teur au-dessus du niveau de la mer et de l’influence decauses locales.
Or, la France étant comprise entre l’isotherme de 15°, passant parMarseille, et celle de io° traversant Dunkerque et Bruxelles, il s’en-suit que son climat est tempéré.
Mais comme il faut encore avoir égard dans l’appréciation des cli-mats aux maxima et minima de température, il s’ensuit que lesgrandes chaleurs de la Provence et les froids assez rigoureux de l’Al-sace établissent nécessairement des différences considérables dans lavégétation du midi, du nord et de l’est de la France, et par suite dansles climats.