CHAPITRE IV.
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Suivant d’anciennes chartes, des forêts environnaient Stirling 1 ,Forfar, Elgin, Banff, Aberdeen, Kintorè, Paisley. Le grand boisde Drumselch occupait une partie des environs d'Edimbourg.
Le comté de Selkirk, appelé jadis Forest, devait être très-boisé.
Le déboisement en Angleterre a été plus rapide qu’en Écosse. Aurapport de Cowell (l), lors de la conquête des Normands, on comptaitsoixante-huit forêts, au nombre desquelles se trouvaient celle deWindsor, aujourd’hui singulièrement réduite, et la forêt deRocking-ham, sur la rive droite du Welland, dans le comté de Northampton,et qui est encore ce qu’elle était jadis. (A. Maury, p. 126.)
Dans le district de Wirall (Cheshire), il existait, avant le règned’Édouard III, une vaste forêt qui a été abattue par le roi.
On trouve encore dans cette presqu’île les restes d’une forêt célèbre,celle de Delamere.
Londres était séparé, dans les temps passés, du village de West-minster par une forêt ( 2 ).
La forêt de Galtres, qui atteiguait les portes d’York, en est éloignéean nord de la ville de quelques milles. Elle présente un grand nombrede clairières au milieu desquelles se sont élevés des villages.
Dans le West-Riding, à environ trois milles à l’ouest de Kuares-borough, se trouve une vaste lande, faisant partie de la forêt quientoure cette ville sur une longueur de 20 milles.
Dans la même province, le nom de Svvaledall-Forest rappelle l’exis-tence d’une forêt dans un lieu où l’on voit à peine aujourd’hui unarbre (3).
Le vaste district du Weald, dans lequel on rencontre fréquemmentdes bouquets de chênes et où se trouvent les forêts de Tilgate et deHastings, rappelle la magnifique forêt, dont parle César, qui le recou-vrait jadis, et qu’habitaient ces hommes que le conquérant nous dépeintcomme si sauvages (4).
Près de Tunbridge, on voit des taillis, restes des forêts qui ombra-geaient lé North et le South-Frith.
En Irlande, au temps de Giraud de Cambril, il existait encore desforêts de 30 milles de long (5). Le déboisement s’est étendu jusqu’auxOrcades, aux Hébrides et à l’Irlande.
(I) Iewis, Historical inquiries concerning forest and forest lans, p. 2 (Lon-don, 1811)—(2) L. Faucher, Études sur l'Angleterre , 1.1, p. 122; A. Maury, p. 128.— (3) Cooke, p. 176, 339, 340. — (4) De Bell. Gall.', liv, V, 24. — (5) h Logan,the Scottish gael, t. I, p. 76 (London, 1821).