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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

vation, suprême loi pour les peuples comme pour les individus.Rester neutres dans ce grand conflit, eut été impossible sanss’exposer à être froissés et peut-être anéantis. La Communautédéjà instruite par les désastres que lui avait attirés les suze-rainetés précédentes, put donc suivre une fois ses instincts sansscrupule.

])’un autre côté, notre coopération ne contribua pas peu ausuccès des alliés. Berne surtout en recueillit les plus beaux fruits,et quand elle s’employa si activement, d’abord à nous détacher dela Savoie, puis à nous lier à la Confédération, elle fit preuve degratitude autant que d’habileté. Car ce qui lui importait surtout,c’était d’avoir un allié fort et intéressé à la conservation des con-quêtes communes. C’est pour cela que Berne nous associa à sagloire, comme nous avions contribué à son triomphe. Cet échangede services avait étroitement lié les deux Etats qui, dès ce mo-ment, n’eurent plus qu’un intérêt et des vues identiques. Aussi lefait dominant dans nos relations extérieures pendant les quatorzeannées qui suivirent le Convenant de Stanz, fut une concordanceparfaite dans la ligne de conduite suivie par les deux cantons. Onen voit la première preuve à l’occasion des troubles qui agitèrentla Savoie, sous la minorité de Philibert, et des sévices exercés surles jeunes Comtes de Gruyères par Philippe de Bresse. PetermannPavillard accompagna alors à Turin la députation bernoise 1 et lacorrespondance avec la cour ducale à ce sujet fut absolument dela même teneur pour les deux villes 2 . Plus tard nous laissâmes àBerne tout le soin de provoquer le payement arriéré des pensionsfrançaises. Ce fut encore Berne qui intervint, au nom des deux

» Uod. de Vuip|, cns c t Vuillièrae d’Avrie, le premier avec trois chevaux, lesecond avec deux furent pendant quatre jours à Orbe pour assister aux noces deMons d’Oron. AVilh. Elspach fut envoyé à Turin pour remettre les dépêches àI*. l'av'iHar* 1 et lui dire certaines choses de bouche. A. C. Déjà précédemment onavait envoyé un messager après I’avillard qui allait vers le Duc de Savoie. A. C.— 2 Nicod Pcrrotlet fut envoyé à Berne, au sujet de la Chambre (oncle du Duc) etdelà à Gruyères pour faire sa relation. A. C.