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SECONDE PARTIE.
debout. On se mit successivement en possession régulière detoutes les portions de celte baronie, qui appartenaient à d’au-tres propriétaires. L’acquisition de Pont ne fut pourtant ter-minée qu’en 1507. Lorsqu’il s’agit de tracer les limites decette baronie qui touchait au comté de Romont, alors ap-partenant au Duc de Savoie, on somma celui-ci de venir as-sister à cette délimitation. Il n’en fit rien. Alors on l’aver-tit que s’il ne comparaissait pas le 15 Novembre 1507 fixe, onprocéderait ultérieurement sans lui. Personne n’ayant paru cejour là, le secrétaire de ville, Nicolas Lombard, Jean Gaudion etle banneret Thoman, présens sur les lieux, attendirent encore jus-qu’à une heure : puis firent venir les sujets les plus âgés, leur firentprêter serment, et placèrent les bornes, après avoir protesté contrel’absence des autorités savoisiennes L
Quelques années plus tard on acheta Alterswyl du Prévôt deBerne pour la somme de 3000 livres et du Prieur de Léa unemaison avec dépendances à Orsonnens pour 1290 livres.
En 1483 se fit à Lucerne le partage des reliques conquises àGranson sept ans auparavant. Chacun des dix Cantons intéressésen eut une partie. Après un service solennel, célébré dans lachapelle de S. Pierre, un garçon de six ans tira les lots quifurent reçus par un prêtre de chaque Canton et accueillis avecune grande pompe dans les localités respective î .
Philibert, Marie de Bourgogne et Louis XI moururent à peud’intervalle l’un de l’autre, le premier, selon toutes les apparences,victime d’un de ces empoisonnemens si ordinaires dans les cours,parce qu’ils y échappent à la vindicte des lois. Les changeniensqui en résultèrent, modifièrent peu nos relations avec les héri-tiers de ces trois personnages. Louis avait fasciné le gouvernementde Borne par l’appàt de l’or. Le charme no devait pas se rompre
1 Chronique Monlenach. — a ç 0 f„i i c Chapelain I»on Hans Zehndcr, qui futchargé par Fribourg d’apporter les reliques.