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SECONDE PARTIE.
remercier L Les deux villes eurent presque à la même époqueà repousser les prétentions du Comte de Ilomont et du Seigneur deChâteau-Guyon. Le premier, alors Gouverneur en Flandres pourMaximilien, appuyé par le Duc de Savoie, demandait la restitutionde son comté ; le second revendiquait la baronie de Grauson. Laréponse qu’ils reçurent leur ôta l’envie de renouveler ces demandes.
Dans les premiers jours de l’année suivante (1485) une dépu-tation du Conseil de Soleure parut devant le petit Conseil de Bernese plaignant de ce qu’un bourgeois de Soleure, nommé HenriGraswyl, exilé de son Canton et domicilié à Berne, s’était trans-porté tout-à-coup à Soleure et après avoir demandé la convocationextraordinaire du Conseil, avait déclaré que Berne et Fribourgtramaient un complot hostile contre l’Etat de Soleure. En récom-pense de cette révélation, il avait sollicité son rappel. Dès queFribourg fut informé de cette délation calomnieuse, Englisberg serendit à Berne pour en prouver la fausseté. La chose ne fut pasdifficile, et Graswyl fut condamné à 200 florins d’amende 2 .
Dés le printemps de cette même année, les députés de Fribourget de Zug 3 eurent enfin la satisfaction de transporter à grands fraisde Lyon à Lausanne une somme de 15000 florins sur les pensions àdistribuer, et d’annoncer la remise prochaine d’un second dividende.Cet argent forma d’abord à Fribourg une bourse spéciale, destinéeà l’extinction des dettes de la villeCet emploi eut pu en quelquesorte légitimer le trafic. Malheureusement il fut bientôt détournéde sa destination première.
Deux expéditions militaires eurent lieu en 1487, à trois moisd’intervalle, conjointement avec Berne pour secourir la Savoie,notre commune alliée. Le Duc ayant, à teneur des traités, ré-clamé le secours des deux Etats contre le Marquis de Saluces, quirefusait de lui rendre hommage, un détachement de 250 Fribour-geois 5 , sous les ordres d’Englisberg, se joignit à 300 Bernois pour
1 A. C. — * Tillier. D'AU. — 3 Tillicr. — * A. C. — 5 Tillier dit 200.