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SECONDE PARTIE.
jusqu’à l’adjudication définitive du siège abbatial L Mais ce quiattira surtout notre attention cette année (1490), ce furent lestroubles qui agitèrent la Savoie, après la mort de Charles I". Dansla lutte que recommença le marquis de Saluces, Berne et Fribourgse contentèrent de tenir leurs troupes prêtes à marcher en cas debesoin. Par contre les deux villes prirent une part active à laguerre de Bretagne, où les Suisses offrirent de nouveau le honteuxspectacle de soldats d’une même nation, combattant sous des ban-nières opposées. Jean Féguely, de Fribourg, commandait unepartie des troupes qu’ils avaient données au roi de France.600 Bernois qui marchaient au secours du roi des Romains, lequittèrent lâchement, séduits par l’appât d’une double solde 2 . Cefurent encore les deux villes qui prévinrent, par des négociationshabiles, les tristes résultats qu’eut pu avoir l’affaire des frèresYYolleben, d’Uri, arrêtés en Savoie pour avoir eux-mêmes faitprisonniers 40 Florentins qui se rendaient à la foire de Lyon.Les deux frères furent élargis à la prière des deux Etats. LesYalaisans méditant à celte occasion une attaque dans la Savoiepour opérer une diversion en faveur des Uraniens, Berne et Fri-bourg surent les en empêcher (1492). Elles se chargèrent aussi d’é-crire au roi de France pour lui offrir la médiation de la Suisse, dansses démêlés avec Maximilien. Jacques Faucigny et Françoisd’Arsent s étaient rendus à la diète que l’empereur avait convo-quée à Constance à ce sujet (1492). Il paraît qu’à cette occasionl’empereur renouvela la stérile formalité de la confirmation de nosprivilèges, bien qu’aucun auteur n’en fasse mention. Car l’Etat de1*ribourg paya 40 11. à la chancellerie impériale, et donna 25 (1.au courrier qui apporta le diplôme, et celui-ci fut lu en pleinconseil le 7 septembre 1492. On trouvait sans doute dans ces fré-quentes confirmations une garantie de plus pour l’indépendance
1 D’AU iltid., page 390. Englisberg fut envoyé en Piémont à ce sujet; preuveque liuicltcnon sc trompe quand il met le décès du Duc en 1489. — * ü'AIt.
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