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SECONDE PARTIE.
la Bourgogne 1 (1492). L’alliance fédérale n’en fut pas moins ju-rée cette année, comme de coutume, au mois d’aoùt. Dans le butde soulager Mulhouse, on se partagea le produit du gros diamantde Granson, d’après le nombre respectif des soldats qui avaienttenu la campagne. Le dividende de Fribourg s’éleva à 648 liv. 2 .
Les autres cantons s’étant réunis aux deux villes pour réconci-lier le Roi de France et l’Empereur, ces deux monarques conclurentenfin lapaixde Salins, qui rendit la Bourgogne à l’Autriche (1493).Berne, Fribourg et Bienne s’y étaient particulièrement employésà cause des salines qui étaient de la plus haute importance pources trois républiques. Quelques mois auparavant les Suisses avaientrenouvelé leur alliance avec les basses ligues.
Après de longues négociations, où Berne et Fribourg jouèrentle premier rôle, au sujet des conquêtes que le Valais avait faitessur la Savoie, pendant la guerre de Bourgogne, un accommodementfut conclu aux dépens de la Savoie, le 25 août 1 493 3 .
Un espion de Louis XI, nommé Montchenu, eut à celte époqueune querelle, dans laquelle il sut intéresser quelques aventurierssuisses, et qui faillit causer une conflagration dans la Suisse occi-dentale. Les mercenaires qu’il avait soudoyés n’ayant pu se fairepayer, un certain Bachmann, de Lucerne, * se chargea de fairevaloir leurs prétentions à main armée, s’il le fallait.
Il commença par s’adresser aux deux villes de Berne et de Fri-bourg, alors protectrices de la Savoie. Elles obtinrent que Mont-chenu, protégé par cette puissance, passerait un acte obligatoire,
1 Tillier, t. II, page 385. — • En comptant 1 livre par tête, il s’ensuit que notrecontingent à Granson s’élevait à 650 hommes environ. — 3 Girard. — 4 On trouvedans les comptes du trésorier pour 1492, que Nicolas Lombard, secrétaire du droit,et H. Techtermann , grand-sauticr, furent envoyés à Wunenwyl pour prendre notedes biens de Uachmann, et que cinq garçons bouchers furent sur pied pour pren-dre llanso Bachmann ; que 4 paysans amenèrent Rcncdict Uachmann. Faudrait-ilen conclure que le Uachmann, dont il s’agit, était de Wunenwyl, ou du moins de lamême famille. La coïncidence des dates et des noms fait raisonnablement supposerque ces arrestations se rapportaient à la même affaire.