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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

arrêta un Fribourgcois nommé Bernard Musy, et il fallut en-voyer une députation à Lucerne pour obtenir son relâchement *.Il s’empara aussi de plusieurs ballots de marchandises qui appar-tenaient à des bourgeois d’Estavayer et ne les rendit qu’à prixd’argent 2 .

La Savoie se décida enfin à déposer à Fribourg la somme dueà Bachmann, mais en écus au soleil, tandis qu’elle devait s’acquit-ter en argent du Rhin ou en testons de Milan, à raison de 3 tes-tons par florin. On pria l’Etat de Lucerne de faire ensorle queBachmann se contentât de ces espèces.

Cette affaire, plus ridicule que sérieuse, retentit jusqu’en 1498et se perdit enlin dans les troubles plus graves qui agitèrent cetteépoque.

Cependant la jeunesse suisse continuait à vagabonder par toutel’Europe, se vendant en masse au plus offrant et combattant sanspudeur pour la plus mauvaise cause comme pour la plus juste, etcompromettant ainsi perpétuellement nos relations de bon voisi-nage. Un contingent fribourgcois, sous les ordres de Jean Mussilier,lit partie de l’expédition française contre Naples et fut incorporédans l’avant-garde avec 5000 Confédérés 3 . Le nombre de ceux-ris’accrut rapidement jusqu’à 25,000 L Les cantons envoyèrentdes commissaires pour les rappeler; mais les généraux françaismenacèrent de les faire pendre comme débaucheurs des troupesroyales, de sorte que leur mission demeura sans résultat 5. Aureste jamais campagne ne fut plus fatale aux Suisses. De 1500 hom-mes cantonnés en Calabre, il n’en échappa qu’environ 150, et detous les officiers, le capitaine Rodolphe Schwendi, de Zurich, futle seul qui rentra dans sa patrie, sans avoir été atteint par la sy-

• Girard. — 2 H*'*'. — 3 Xillier. — * D’AU. — s Tillicr. D'AU observe judicieu-sement que si les Suisses qui vainquirent à Agnadcl, avaient servi sans le consen-tement des cantons , Charles VIII n'eut pas envoyé le bailli de Dijon à la diètepour la remercier.