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SECONDE PARTIE.
d’autrefois étaient réduits au quart, par suite d’une administrationoppressive.
Les Bernois se montrèrent plus sévères à l’égard de ceux quise permirent de semblables inculpations contre Fribourg. HansLoschcr eut la tête tranchée, et une espèce d’idiot, nommé Chris-tin Warne, fut livré aux Fribourgeois pour être détenu à perpé-tuité *.
L’Evêque de Lausanne continuant à vouloir exercer la hautejuridiction dans les bailliages d’Orbe et de Granson, les deux Etalsne lui laissèrent que les droits qui appartenaient au for ecclésias-tique. Les franchises des villes furent conservées. Cependant unefemme d’Orbe ayant tué un prêtre, Berne et Fribourg n’hésitèrentpas à violer les franchises de celte ville pour punir le meurtrier.Ils convinrent aussi que dorénavant les quatre châteaux des bail-liages mixtes seraient amodiés 2 .
D’importantes réceptions bourgeoisiales eurent lieu à cette épo-que. Le clergé de Romont reçut en 1490 la bourgeoisie de Fri-bourg, moyennant un cens annuel de 2 florins (5 liv.). Le Sire deChàteau-Guyon fut reçu en 1486, aux conditions suivantes :1° Obligation pour l’impétrant d’acheter une maison à Fribourg,dans le terme d’une année. 2° En cas de guerre, ses terres serontprotégées par nos troupes, qu’il soldera à raison de 4 florins parmois pour un fantassin et de 6 florins pour un cavalier. 3“ 11 necommencera aucune guerre, à l’insu de Messcigncurs, et quand ledroit lui sera ouvert à Fribourg, il devra l’accepter, sous peined’être privé de tout secours. 4° En cas de litige entre Messcigncurset lui, ce sera Berne qui prononcera.
Ce traité réservait le Pape, l’Empereur, le Roi de France, lesConfédérés et autres alliés respectifs. On lit à cette occasion au ca-baret une dépense de 573 liv. 10 sous.
1 Ausliclm. — 2 Tillier.