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SECONDE PAUT1E.
Marli Techtermann à Uri, Jeau Techtermann à Schvvytz, ISotl.Praroman à Unterwalden, Guillaume d’Englisberg à Zoug, Fran-çois Arsent à Glaris, et Guillaume d’Arx à Soleure L
Nous renouvelâmes les anciens traités avec Bienne, et, de con-cert avec Berne, l’alliance de Savoie, qui rétablissait la foire deGenève. Mais ce traité ne fut ratifié que le 27 juin 1498. On ystipula les secours mutuels que se prêteraient les parties contrrc-tantes, en cas de guerre ou de révolte; les cas où la bourgeoisieserait octroyée; tout ce qui concernait les déserteurs ou réfugiés,les poursuites pour dettes, les héritages, les arbitrages, les voya-geurs , les marchands, les péages, les citations par devant lestribunaux ecclésiastiques, etc. Les deux villes réservèrent lePape, l’Empereur, les Cantons, Bienne et leurs bourgeois. LeDuc réserva le Pape, l’Empereur, le Roi de France, ses vassauxet anciens alliés. Le Valais fut aussi réservé par les deux villes,dans un article spécial, qui privait le Duc de l’espoir d'être se-couru contre les Valaisans. Ceux-ci furent cependant moins ménagésque ne le comportait l’alliance conclue précédemment avec eux 3 .
Sur ces entrefaites s’était organisée la grande ligue de Souabcou de St. Georges, sous les auspices de l’Empereur qui comptaits’en servir pour subjuguer la Suisse. Le parti de la France qu’a-vaient embrassé plusieurs Cantons, fut son premier prétexte pourles harceler. Il prétendit que les Suisses, comme membres del’empire, devaient se conformer aux règlemens de la chambreimpériale récemment établie. Il les requit en même temps de s’as-socier à la grande ligue et de lui fournir des troupes. Le légatdu Pape appuya ces prétentions insolentes et menaça de l’excom-munication tous ceux qui s’y opposeraient; en attendant, l’empirefesait évoquer les causes de plusieurs particuliers suisses devantla chambre impériale. Mais on protesta cohtre ces sentences abu-
i a. c. — 2 Ibid.