CHAPITRE II.
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L’usage des horloges à roues et à timbre était déjà connu, etfesait insensiblement négliger les clepsydres. Il y avait une hor-loge sur le clocher de St. Nicolas, dès 1475. Elle avait coûté10 sous et avait été faite parle serrurier Llric. Mais notre maîtrehorloger s’appelait maître Wagner. C’était un mécanicien très-habile qui, entr’autres, remplaça par une main artificielle cellequ’un homme avait perdue. On frappait avec un grand marteausur une cloche l’heure marquée par l’horloge. Il y avait des hor-loges à chaque couvent et à chaque grand château. Il y en avaitmême de petites dans les salles L
Dans toute l’étendue des anciennes terres les artisans dépen-daient des maîtrises de la ville, auxquelles ils payaient une con-tribution. Les jurandes municipales exerçaient sur eux un con-trôle sévère. Ainsi les communiers de Planfayon ayant représentéque l’établissement d’une forge était nécessaire chez eux, à raisondu passage fréquent des chars qui apportaient les fromages et sé-racs des montagnes, les maîtres maréchaux s’opposèrent à ce quecelte permission fût accordée. En 1550 on limita même le nom-bre des forgerons. On n’en toléra que cinq : à Cottens, Corinon-des, Treyvaux, Ecuvillens et Prez.
Il paraît aussi que les cordonniers ne pouvaient travailler qu’àleur maison commune ou abbaye. Par contre les prêtres, tant sé-culiers que religieux, s’occupaient aussi d’arts et métiers, souventau détriment des artisans civils. Les vitriers entr’aulres s’en plai-gnirent et il fut défendu aux prêtres d’exercer le métier de vitrierà la journée. Quelque temps auparavant on avait payé cent livresDominicains de Ilerne pour une fenêtre avec nos armoiries.Le prêtre Ilans, de Fribourg, fesait le métier de pronostiqueur.Le procureur des Cordeliers était relieur. C’est lui qui reliait les
r * l' 3 c lo<‘hc pour l'horloge d'Esiavayer fut fondue à Fribourg en 1504. Elle pèselvrp,i . En Italie on portait déjà à la ceinture de petites montres qui montraientexactement les 24 heures.