CHAPITRE II.
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Nous avions encore des Béguines, près de St. Pierre, au Staldenet au Petit-St. Jean.
Les enfans de chœur datent aussi des dernières années du16° siècle. Chose singulière! On allait quelquefois les chercher enAllemagne et en 1543 on en fit venir de Fribourg en Brisgau.Régis dans le principe par Dom Malthey, du pays romand, ils lefurent ensuite par un chantre allemand qu’on fit venir exprès. Onavait souvent de la peine à trouver un sujet capable d’occupercelte place. En 1553 notre Prédicateur Jérôme Milen resta troisjours à Fribourg en Brisgau, avec deux compagnons, à la re-cherche du chantre Salfeler à qui on paya pour son voyage12 sous par jour. En général les mutations de ce fonctionnaireétaient très-fréquentes. A Salfeler succéda Limarius Ilerpol quise fit remplacer par le chantre de Nozeret l . Mais dès 1555 ontrouve un sieur Journier investi de cette charge. On s’était adressépour ce sujet à Henri Glaréanus, familier de l’Empereur.
Louis d’Avri ou d’Aflry et Jean Du Terraul renoncèrent cha-cun à la moitié de la collature de Givisiez, en faveur de la chan-• rerie. Mais on voulait alors que cet établissement pût en mêmetemps tenir une école. Le nombre des enfans de chœur, d’abordfixé à six comme aujourd’hui, fut réduit à quatre. On remplaçales deux autres par un maître d’école et un proviseur, qui parta-geaient la table du chantre. Le proviseur était une espèce de sur-veillant qui les accompagnait à l’église. Ils portaient une rober «uge et servaient aussi les messes. Un passage du compte destrésoriers fait présumer que parmi les choralis se trouvaient aussifies adolescens d’un certain âge. En 1519 on nomma une com-mission pour conférer avec le chantre, au sujet de son traitement,et régler comment seraient chantées la messe de Beata et cellede Prima.
Maître François Kolb qui joua plus tard un rôle dans le drame
1 A Cl lieues de l'ontarlier.'
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