CHAPITRE III.
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Item s’informer si l’ancien Kainmerer (le Weingarlen, Knigy, qui,pendant la dernière guerre, s’était tenu renfermé dans le couventde l'feffers, était un homme probe et habile. Au sujet du diffé-rend entre l’ancien Chancelier de Bienne, Sériant et Benoît Gep-) ping, ambes parties devaient être entendues à Lucerne le jour de
St. Sébastien.
Le député fribourgeois devait encore inviter la députation del’Evêque de Constance de ne pas molester le clergé de la Confé-dération par la demande d’une contribution; obliger M. de Brandisd’indemniser les hommes qu’il a retenus prisonniers à Rapperswyl;prier nos alliés de Rothwyl de ne se permettre aucune hostilité àl’égard de la Rothenmeisterei, et d’envoyer une députation à lajournée qui se tiendrait à Bâle à la St. Hilaire; demander que lesautres Cantons se mettent en mesure pour la prochaine diète deLucerne, de répondre à ceux de Constance, qui sollicitent depuislongtemps l’établissement de relations amicales ; prier les Cantons* de Zurich, Zoug et Soleure, qu’à la prochaine diète ils donnent une
réponse catégorique, au sujet des pensions et autres objets; de-mander une journée pour régler le différend entre St.-Gall et lesdix Cantons, au sujet de notre bailliage de Thurgovie ; item la sup-pression du revendage et la cession de Belliuzona.
Telles furent les instructions données à notre député. L’intelli-gence de quelques articles ressort de ce qui précède, d’autres exi-geraient un commentaire qui excéderait les bornes de cet ouvrage.Il suffira d’ajouter que la diète de Lucerne chargea Fribourg dejuger le différend entre Bienne et son ancien Chancelier.
L’année suivante la diète communiqua à tous les Cantons lesplaintes élevées par l’Empereur, contre les secours d’hommes, ac-cordés par la Suisse au roi de France. Elle pressa celui-ci d’envoyerses députés au congrès qui devait se réunir à Lucerne, au sujet desprétentions que plusieurs soldats formaient contre lui; elle lui signifiaiteu même temps que jusqu’à la conclusion de cette affaire, il ne lui se-