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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

leur servirent d’escorte tutélaire, à travers une foule animée parcette colère basse, propre aux passions que ne règle point l’intelli-gence *.

On adressa une circulaire à tous les Avoyers, Bourgmaîlres,Ammans et Communautés de la Confédération , pour les informerde ce qui s’était passé et les prier de prêter main-forte à notrebourgeois Hiedler, envoyé à la poursuite des fugitifs. On écriviten particulier à l’Etat de Zurich pour se plaindre de ce que lesIVeucliàtelois, au lieu de livrer les coupables, les avaient remisaux Bernois qui, pour cela, avaient offert leur médiation. Onpriait le Canton directeur d’exiger que Berne les extradât 2 .

Sur les instances de la députation bernoise et de la parenté d’Ar-sent, qui s’offrit corps et biens en garantie, on permit aux détenusde sortir des Cordeliers pour garder les arrêts chez eux. Ils nese hasardèrent à quitter leur asile que sur l’assurance formellequi leur fut donnée par le Grand-Sautier et deux Baunercts, qu’ilne leur serait fait aucun mal. Mais l’exaspération croissante du peupleles força d’y retourner le 22 janvier, sous l’escorte de ces troisfonctionnaires. Dès ce moment, ils furent gardés par huit hommeset séparés.

Le même jour le Grand Conseil se réunit pour entendre lerapport du messager revenu de Berne. Tous les membres impli-qués dans l’évasion de Supersax, ainsi que leurs pareus, durentquitter la salle. On menaça de la mort et de la confiscation qui-conque laisserait transpirer quelque chose de la délibération 3 .

Pendant un nouveau soulèvement, P. Falk, à la tête de ses sa-tellites, pénétra dans la retraite des prisonniers, en chassa leursparens, amis et serviteurs, et leur défendit de manger à la mêmetable et de se parler *.

1 A. C. — * Missival allcm. fol. 113. — 3 A. U. Man. fol. 53. — ■* Fou le pieuxChevalier, dit une chronique , supplia au nom de Dieu qu'on laissât auprès de lui sonlits cadet ou l'un de ses serviteurs ; mais on écarta tout le monde et les doux Sei-gneurs furent forcés d'habiter la même chambre, niais de manger à deux tables sé-parées et de ne point se parler.