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SECONDE PARTIE.
Celte campagne, malgré la gloire militaire qui en rejaillit surles troupes suisses, ne laissa pas que de susciter au dedans desquerelles et des animosités. Les parens de ceux qui avaient péri àNovarre voulurent s’en prendre aux partisans de la France, encoretrès-nombreux. Une troupe de ces inécontens, ayant à leur têteUlli Pétri, se transporta à Rue, attaqua les maisons d’Aymon et deGeorges Maillardoz et les pilla. Ils rançonnèrent aussi le curé deRomanens et d’autres particuliers, enlevèrent du bétail, etc. LeGouvernement fut obligé d’intervenir et les auteurs du désordrefurent punis. Mais on réclama de Georges Maillardoz une sommede 300 écus que son beau-frère Hans Wyder, arrêté à Berne,avouait avoir déposée chez lui et reçue du roi de France pour leverdes recrues.
Le Baron de Châtelard, toujours zélé partisan des Français, nes’était pas borné à les prévenir du passage des Alpes par les Suisses;il leur avait même promis des soudards. Une troupe de Bernois etde Fribourgeois vint le surprendre dans son château L Sans sedéconcerter, il les accueillit de bonne grâce, lit servir aux chefsun bon repas et de ses meilleurs vins, et s’esquiva secrètementpendant qu’ils fesaient bonne chère. Son frère , également attaquépar les paysans sur la route de Lucerne, dans la seigneurie deWangen, se sauva dans le cimetière de St. Ours et ne s’y main-tint qu’avec grande peine jusqu’à la décision de son procès. Onfinit par restituer aux deux frères leurs propriétés.
La réaction contre les pensionnaires français se borna cheznous à ces deux mouvemens de Rue et du Châtelard. File futbien plus orageuse dans les Cantons de Berne, Lucerne et So-leure, où le peuple des campagnes ne fut calmé qu’à force deconcessions. Nous envoyâmes à ce sujet une députation à Zo-
* Scflinger cl Leuzburgcr furent à la telle «le celle expédition. Nous primes aussipossession de llonatyre; 10 hommes sulïirent pour celle expédition. Avant la ro-formalion, ceux de Villarepos allaient chaque année eu procession à llonalyro clcontribuaient à l’entretien des oruemens de son église.