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SECONDE PARTIE.
Malgré la division des partis et les ressenlimens soulevés par ladernière guerre, la diète assemblée à Lucerne se décida à écouterles propositions de paix que nous lésait François 1 er L Le traitéfut ébauché à Genève , entre le Duc de Savoie, les ambassadeursdu ltoi, et les députés des Cantons. Le 29 Novembre, René deSavoie, grand sénéchal et gouverneur de Provence, Charles Du-plessis, ambassadeur du ltoi et un troisième vinrent à Fribourgoù, de concert avec les Cantons et leurs alliés, la paix fut conclueet signée trés-soleunellement 1 2 .
Ce fut à celte occasion, que notre organiste J. Vannius 3 osa,dans ces graves circonstances, donner à ses auditeurs des leçonsplus graves encore. 11 choisit pour le chant solennel qu’il entonnaun texte très-significatif que Glaréanus nous a conservé. (Dodek.p. 30G et suiv.) «Mon peuple, écoute ma loi et les paroles qui» sortent de ma bouche. Méfie-toi des Princes, ces fils des hommes,» dont il n’y a nul salut à attendre, qui parlent de paix en méditant» le mal, et dont les mains sont chargées d’iniquités. Leur droite» répand les dons, leur bouche profère des paroles de conciliation ,» mais leur cœur est plein de colère et couvre des pièges. Ils aii-» noncent la sécurité et au moment même ils exterminent Trailez-» les, Seigneur, selon leurs œuvres, faites retomber sur eux le«mal qu’ils nous préparent. Nous avons péché, ainsi que nos» pères, nous avons cherché la paix sans la trouver. Nous n’avons
1 Quelques indices dans les comptes du trésorier fer ai cul presque supposer quepour faire goittcr les propositions du ecltc paix , le Roi lit acquitter la somme pro-
mise par la Trcmouillc, devant Dijon. Sou ambassadeur la lit distribuer à llcruc, àsou de trompe. A Fribourg, il répandit dans les rues des tas d’écus, puis les lésantramasser à la pelle, s'écria : Cela ne sonne-l-il pas mieux que. les vaines parolesde I Empereur ? — 2 On voyaii encore au commencement de ce siècle une in-scription commémorative de cet événement, derrière le maître-autel de S. Nicolas. —
3 II s’était engagé chez nous à perpétuité. Jlissival. — 4 Ces paroles étaient pro-phétiques; car la France n'eut dans la suite aucun égard aux franchises commer-ciales, stipulées dans Pacte de paix perpétuelle , et notre député à la diète de lladen
en lôil , M. Scsingcr, fut charge de faire connaître que tout récemment notreancien trésorier avait dit payer de nouveaux droits de péage, tant à Heaume qu’àDijon. Elle manqua aussi à ses engagemeus envers les chefs militaires qui se met-taient à sou service.