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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

ce que l’on présume. Malgré le mauvais renom des cours royales,il est difficile de supposer quelque motif plausible à cet attentat.Il suffit de constater l’empoisonnement moral, tel que celui quiavait atteint 40 ans auparavant Féguely et Vuippens à la cour deLouis XI.

Léon X nous adressa à cette époque un bref très-flatteur, ennous envoyant les pensions arriérées. Il nous appelle ses alliés dela haute Allemagne, une nation forte, toujours honorée duSt. Siège qui trouve en elle une garantie de sa liberté et de sasécurité. Il ne doute pas, qu’après avoir versé notre sang pourRome, nous ne lui sacrifiassions aussi nos fortunes, s’il le fallait *•Le St. Père pouvait ici se tromper, car une vie d’homme avaitalors pour nous moins de prix que l’argent. La diète de Zurichse déclara prèle à lui fournir 10,000 hommes et, au besoin, 2,000

prêtres contre les Turcs.

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Berne et Fribourg curent l’année suivante (1517) un long etgrave démêlé avec l’Autorité ecclésiastique et la Savoie, au sujetde l’abbaye de Fillié, près de Genève, dont les revenus, quoiquedéjà incorporés à leurs menses capitulaires en vertu d’une trans-action régulière et sanctionnée par Léon X, étaient néanmoinsrevendiqués par un Cardinal et par le Sieur de Cudré. Les deuxvilles finirent par se contenter d’un revenu annuel de 200 ducats.

Le Duc Charles résolut alors de se rendre à Berne pour remer-cier les Confédérés des services qu’ils lui avaient rendus dans sesdémêlés avec la France, et renouer avec eux des relations ami-cales. Il passa par Fribourg le 14 Novembre 1517, traînant à sasuite un grand nombre de prélats, gentilshommes, conseillers etcourtisans. A son arrivée on tira le canon, on fit cadeau à sa suitede six fustes de vin, de deux hoeufs gras, couverts des couleurs dela ville, de 24 moutons gras et de 20 muids d’avoine. Le Duc

1 Yoy. pièces justif. N° VIII.