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SECONDE PARTIE.
mesure de résister. Celte alliance, toute dans l’intérêt de notrecommerce, fut aisément conclue (1518), malgré les réclamationsdes Bernois et du Duc. Déjà en 1513 , Fribourg avait déclaré àcelui-ci que, considérant Genève comme ville d’empire, Messci-gneurs croyaient avoir le droit de conclure avec elle un traité decombourgeoisic. Le genevois Berlliilier, bourgeois de Fribourg,fut le principal auteur de cette négociation. L’Evêque de Genèvelui en voulait particulièrement, et pour se soustraire à sa ven-geance, Berlliilier se sauva à Fribourg. Il s’enfuit, dit Magnin,déguisé en serviteur, à la suite des députés de Fribourg, alors enmission à Genève, et il trouva un asile à l’hôpital de leur ville, oùle droit de bourgeoisie lui avait été accordé dix ans auparavant.Il se plaignit en Conseil des vexations dont il était l’objet à Genève,s'offrant d’aller s’y constituer prisonnier, moyennant caution etsauf-conduit, et à condition que l’Etat de Fribourg députât quel-qu’un à Genève, pour assister au procès. On lui accorda sa de-mande ; mais les Princes savoyards en appelèrent à leur seuleautorité et à celle des syndics. Le Duc leva une armée qui in-vestit Genève. Il entra dans cette ville en vainqueur, précédé deJean de Wallevvyl, son page, qui tenait son casque L On scia etsalit deux guidons que notre bourgeois, le Sire de Vausi, avaitélevé sur le bâtiment qui servait de siège au tribunal de haute juri-diction 2 . Frédéric Marty, que les Fribourgeois députèrent vers leDuc , fut reçu avec mépris et la ville fut occupée par les Savoyards,lin de nos messagers, qu’ils surprirent à Morgcs, fut gravementmaltraité. Le même jour, Besançon Hugues cl Malbuisson s’échap-pèrent en toute bâte et firent un long détour pour venir nousinstruire de ce qui se passait. A cette nouvelle, sept mille volon-taires fribourgeois se réunirent à Ecbarlcns pour voler au secours
1 II fut depuis Avoycr de ltcrnc. Scs fils, Nicolas et Gérard, prirent eu horreur laréforme dont leur père avait été un des promoteurs ; ils renoncèrent à leur pairiepour aller s’établir en Franche-Comté. Celle branche s'illustra dans l'Eglise, lapolitique et les batailles. Gérard servait en 1554 dans l’armée de Charles V, au siègeîle Metz. — * Missival. fol. 71. •