SECONDE PARTIE.
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nées après, trouvèrent encore la tète de Berlhelier, clouée à lapotence et l'enterrèrent dans le cimetière, ce que nul Genevoisn’avait osé entreprendre 1 (1519). ,
Ce fut cette année que quelques bandits se prévalant d’unelettre de marque, qui leur aurait été donnée par Berne et Fri-bourg contre les Français, attaquèrent et pillèrent des marchandsaux environs de Genève. On écrivit aux Syndics cl Conseils deGenève de prendre des mesures contre ces brigandages et d’ex-trader tout Fribourgeois qui serait trouvé parmi les brigands.
Les chroniques parlent de quelques fléaux qui ravagèrent noscontrées en 1520. Une maladie contagieuse qu’elles ne signalentque sous la dénomination vague et générique de peste, empor-tait, disent-elles, chaque jour plus de 120 personnes à Fribourg.Ou ce calcul est exagéré, ou la po^ ‘ ' devait être bien forte.Le jour de St. Laurent, il tomba une grande grêle qui , à Berne,brisa tuiles et carreaux. Fribourg s’empressa d’y envoyer toutesles tuiles disponibles. On ajoute môme que plusieurs particuliersdécouvrirent leurs maisons, dans ce but 2 . Un débordement duGolteron détruisit plusieurs moulins.
Sur ces entrefaites, plus de 8000 Suisses avaient passé en Italie,au service de France, après la conclusion du traité d’alliance of-fensive et défensive, signé le 7 mai par la diète de Lucerne.Notre Gouvernement, qui, dix ans auparavant, avait fait périrArscnt, à cause de son attachement à la cause française, avait aussiaccédé à ce traité et permis à Guillaume Arsent et à Wallher lleidd’accepter les places de Capitaines que leur offrait le roi deFrance. Ils partirent à la tête de quelques volontaires fribourgeois.Mais toute l’armée auxiliaire, forte de 8000 hommes, revint bien-tôt fort mécontente de son général, Thomas de Foix.
D’un autre côté, Léon X voulant contrebalancer la puissance
* D’Alt. — 2 Chronique Lenzbourg.