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SECONDE PARTIE.

teur en théologie, passait alors pour le plus savant de nos théo-logiens. Son père et son grand-père avaient, dit-on, déjà étémembres du Grand Conseil ; cependant Conrad ne fut reçu bour-

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geois qu’en 1518; ce qui s’explique par la circonstance que labourgeoisie étant alors personnelle, une nouvelle réception étaittoujours nécessaire. Dès 1503, on le trouve déjà recommandé auProvincial de son ordre pour qu’il puisse continuer ses études.Il fut envoyé en 150!) à Paris, où il resta trois ans. Devenu Prieurde son couvent, il obtint du Gouvernement un nouveau subside detrente écus pour aller parfaire ses études à Wiltembcrg, où ilfut créé Docteur en même temps que Luther. Ce fut même lui,dit-on, qui engagea celui-ci à prêcher contre le trafic des indul-gences 1 . En 152i, il proposa à Messcigneurs de réunir a Fri-bourg le chapitre des Augustins et d’ouvrir une conférence reli-gieuse. Mais on déclina cet honneur. Il disputa à Baden en 1526contre OEcolompade. Quand la conférence de Berne s’ouvrit, ilfut le seul prêtre catholique de tout le diocèse de Lausanne, quiosa s’y rendre' 2 . Malheureusement Treycr n’y soutint pas nonplus sa réputation. Ilottinger prétend que, pressé par des ques-tions auxquelles il n’était pas préparé, il chercha une échappa-toire, en alléguant scs querelles particulières avec les théologiensde Strasbourg, et comme le président l’engageait à ne pas s’écar-ter de la question, il quitta l’assemblée, déclarant qu’il n’avait pasla liberté de s’expliquer. Ces imputations contre celui que lesAugustins comparent à St. Alhanase, peuvent paraître suspectesdans la bouche d’un réformé. Les historiens, et entr’autres M. leChanoine Fontaine, citent le témoignage d’un prêtre contem-porain, ardent catholique. Voici en elfet ce qu’écrivait JacquesMunster, de Soleure, à l’occasion de celte dispute. Sa lettre estdatée du 2!) Janvier 1528 : « On a remarqué en Treycr un peu» de babil, mais rii éloquence, ni érudition. Car quand on le

' Fontaine, manuscrit. — 2 Nulliis catliolicus Doclor prælei uuum F. CourailumTrcgasiuiu ausus luîl coiiiparere. üurius.