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Seconde partie.
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CHAPITRE V.

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L'attention de notre Gouvernement fut détournée des affairesreligieuses par le danger que courut Genève à celte époque. LesChevaliers de la Cuillère, auxquels s’étaient associés l’Evêque deGenève, celui de Lausanne *, le jeune de Gruyères 2 , et, soute-nus par le Duc de Savoie, menaçaient celle ville d’une invasionet ravageaient scs environs 3 . Elle s’adressa aux deux villes deBerne et de Fribourg, avec lesquelles Genève s’était liée par unnouveau traité de conibourgcoisie, malgré la faction dcsMamelus L

Cependant Fribourg accusait le Duc de Savoie d’avoir violé letraité en combattant contre les Fribourgeois à Novarrc, Mari-gnan, I’avie et ailleurs. On força le Comte de Gruyères d’accepterl’office de sur-arbitre et, à cette fin, il fut relevé du serment de fidé-lité. Il n’hésila pas à annuler le traité de combourgeoisie avecGenève. Les deux villes ne se soumirent pas à celle sentence.Fribourg alla même jusqu’à ciler le Comle de Gruyères devantles Etats de Moudon, à l’effet d’y rendre compte de son jugement.On dit aussi que, dans une diète tenue à Bomont, on lui arrachala déclaration qu’il s’était trompé •'». Quoi qu’il en soit, la confé-rence de Payerne avec les délégués du Duc ayant été sans résultat,cl une simple députation n’ayant point imposé suffisamment auxgentilshommes savoyards, les deux Etats firent partir iOO hommes.

1 Vullicmin, Ilist. «le la Confédération suisse 1. Xi, ]>. 20. — 2 Magnin. — 3 Ilsdévalisèrent nu courrier «lu roi de France et ouvrirent les paejucts que portait lecourrier «le Fribourg. Ruchat liv. 7. — MM. menaceront entre autres le Comte deSavoie, qui s’était permis (1e ravager les propriétés du Sire de Marnens, leur vassal.(1520). A. C. — L’année suivante le parti dos Iiidgenosse avant eu le dessus, onarrêta entre autres Mamclus, Jean Gcrvcx, maître de la lialic a Genève. MM. deFribourg le recommandèrent à l'Evêque cl aux chefs de la république, à raison desservices qu’il avait rendus à nos marchands en mainte occasion. Cependant la rela-tion de Magnin prouverait qu’à cette époque (27 avril) l’Evêque avait quitté Genève.— •* Le traité avait été ratilié à Genève le 24 lévrier 1520 par les Conseils et lelendemain par le peuple, en présence de l’Evêque et malgré son opposition. Huitdéputés allèrent, quatre à Fribourg et quatre à Iterne, continuer l'alliance par scr-■nenl, et des députés suisses vinrent de leur côté donner la même garantie à Ge-nève. L’alliance y fut jurée solennellement le 12 mars, dans l’assemblée géné-rale. Chaque député suisse rofiit un présent de 2<i éciis. Après leur départ, ilslurent remplacés par 4 autres députés que llcruo et Fribourg maintinrent pendantU1 <e année entière. — 3 Magnin.