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SECONDE PARTIE.
Savoie. 2° L’exemption de porter les armes contre lui. Le 18 aoûtJ. d’Eslavayer se sista personnellement et renonça positivementaux deux articles susmentionnés. On lui permit d’incarcérer lesdélimpians dans la tour de sa seigneurie i .
La question, au sujet de la Gruyères, était toujours flagrante etpouvait allumer la guerre. liernc insistait avec menaces pour quele Comte de Gruyères vînt lui prêter hommage. Sur son refus,on lui avait même renvoyé son cens bourgeoisial, en le sommantde faire sa soumission dans un délai déterminé et fort court. Ainsipressé par ses redoutables voisins, le Comte implora notre assis-tance. Nous députâmes vers lui l’elerman Ammann à Aubonne.Il était chargé de témoigner au Comte, combien mus par lessentimens de bienveillance qui nous avaient toujours attachés àsa maison, nous désirions que, tant lui (pic ses sujets, jouissenten plein de leurs anciennes libertés. ()n lui conseilla de deman-der aux Bernois un nouveau sursis, mais par écrit, sous prétexteque la peste sévissait à Berne ; de fixer sa résidence à Gruyères etde venir à Fribourg pour concerter une réponse avec Messeigneurs.M. Ammann devait en même temps lui répondre, au sujet des1000 écus qu’il voulait emprunter.
Les circonstances nous parurent assez graves pour nous déter-miner à convoquer à ce sujet les six Cantons catholiques à Lu-cerne. Ulric Nix, envoyé à celle diète, fut chargé de représenteraux alliés que l’indépendance de la Gruyères touchait autant auxintérêts de la politique qu’à ceux de la religion; que le Comteétait pliis que fondé dans son refus de prêter hommage aux Ber-nois; que l’Empereur étant dernièrement à Milan, avait déclaréque cet hommage n’était dû qu’à l’cmpirc romain, et en avaitmême écrit aux Bernois. Nix ajouta que nous étions décidés àsoutenir le Comte, dans son refus, même par la force des armes:
> A. AIT. (l’ENliivavé, N° 20U.