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CHAPITRE 'TTJ
religieux qui le célébreraient. Elle destina à cet usage iOsous, àprendre sur la recette du Gcssenay.
Son fils Rodolphe IV, élevé à la cour de Savoie, travailla àaffermir les relations de bon voisinage, établies par ses ancêtres,avec Fribourg. On peut lire dans Girard le traité conclu à cesujet entre les deux puissances, en 1379. Il devait parer auxabus dans les citations ecclésiastiques et aux différends qui pour-raient survenir pour dettes. Il fixait en même temps le mode d'ar-bitrage.
Rodolphe marcha au secours de son allié le Duc de Savoie,contre les Valaisans qui avaient arboré la bannière des Visconlissur les tours de Sierre et envahi le Chablais. Mais l’armée alliéefut surprise et taillée en pièces par les montagnards. Le comte deGruyères eût couru le plus grand danger sans l’intrépidité de400 hommes du Gessenay, qui défendirent en héros le pont duRhône. La paix ne sc fit qu’au bout de neuf ans, par l’entremisedes communes du Simmenlhal. Elle fut jurée dans un lieu solitaire,près d’un petit lac.
Rodolphe mourut de bonne heure, après avoir agrandi ses do-maines par un double mariage. Son fils Antoine lui succéda.
Les communes d’OEx et de Gessenay s’étant lices plus étroite-ment avec Berne par un traité de combourgeoisie (1403), Louisde Joinville, bailli de Vaud et tuteur d’Antoine, vit cette alliancede mauvais œil, bien qu'on y eût pleinement réservé les droits ducomte et que celui-ci fût lui-même bourgeois de Berne. Maistrop faible pour réduire ces montagnards par les armes, il cherchad’abord à les diviser, à l’occasion des frais de combourgeoisie. Gesystème ne lui ayant pas réussi, il tenta d’enlever les auteurs dutraité, pour les garder en otage jusqu'à son annulation. Dans cehut, le Baiinerel de Gruyères se rendit à OEx un jour de foire, avec500 soldats. Mais Guillaume Maschig, qui gardait les troupeauxJ;»US l’agreste vallon d’Etivaz, ayant eu vent du complot qui se