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SECONDE PARTIE.
Comte, en présence de deux témoins, et, après quinze jours écoulés,vendre ce domaine à l’encan é llomont.
Fribourg fondait scs prétentions sur ce que le Comte de Gruyères,dans sa lettre de bourgeoisie, s’était reconnu vassal de la Savoie, etque, dés lors, puisque Fribourg avait conquis le droit de suze-raineté sur cette seigneurie , elle pouvait l’exercer librement. Maisle vieux Comte ne l’entendait pas ainsi. Il protesta vivement contrece qu’il appelait une violation de ses droits seigneuriaux et en-voya en même temps son maître d’hôtel à Berne, pour se plaindre.Dès le lendemain, deux députés bernois, MM. Tillmann et Àugs-bourger, vinrent à Fribourg formuler ces griefs. Ils ajoutèrent quele Comte étant sujet et vassal de Berne, cet Fiat nous priait ami-calement de retirer la sentence et de suivre la voie du droit, àteneur des traités de combourgeoisie. C’était vers la mi-juillet1539. On promit une réponse pour le 22.
Sur ces entrefaites, le Comte alarmé par de faux bruits, ras-sembla quelques hommes de Saanen et de Clulteau-d’OEx, pourrésister à une tentative armée sur Corbiércs. On lui écrivit pourle désabuser. Il renouvela ses plaintes dans sa réponse. On lui litobserver qu’il n’était pas fondé à appuyer son refus sur le traitéde combourgeoisie, puisque lui-mènie, dans ce traité, avait ex-cepté la maison de Savoie comme étant son suzerain; que la sou-veraineté de Homont nous étant dévolue (par droit de conquête),il devait nous eu prêter reconnaissance.
On fit, le 22, la même réponse aux Bernois, en les priant dene pas nous troubler dans la jouissance de nos droits légalementacquis. On leur représenta qu’en supposant même que le Comtede Gruyères fût leur sujet et vassal, ils devaient se souvenir (picplusieurs de nos bourgeois et habitans possédaient des fiefs dansles limites de leur souveraineté, et que , loin de les empêcher deleur prêter hommage, on les y obligeait.