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Seconde partie.
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SECONDE PAKTIR.

mende, pour avoir signé la protestation; François Devevey à j48 heures de prison et 20 écus d’amende. Il dut en sus se rendreà Fribourg pour faire amende honorable en plein Conseil. LeBanneret Delapierre fut puni de la môme manière, et il dut re-connaître publiquement que Messeigneurs étaient souverains àEstavayer aussi bien qu’à Fribourg. Tous les autres signatairesde la pétition furent condamnés à 24 heures de prison et auxfrais. Le Chevalier de Montenach, son père, MM. Fryod etThombé, qui avaient des parens parmi les coupables, intercédè-rent en vain pour eux.

On peut juger de l’esprit de nos paysans par ce que dit un jourun certain Schmoutz, de Bosingen : que m’importe la magistra-ture de Fribourg, nous avons ici la nôtre ([hnben sie ihre Obrig-heit zu Fryburg , so haben wir die unsere hier). Schmoutzfut condamné, pour ces paroles imprudentes, à 100 livres d’a-mende L Mais cela ne changea pas les dispositions des sujets.

Neutre jusqu’alors, la Franche-Comté se vit bientôt menacéepar les Français, et le Prince de Condé se trouva sous les mursde Dole, à la lôte de 30,000 hommes, avant que la Suisse, inté-ressée à défendre la neutralité de cette province , eût été en me-sure de prévenir l’agression. Plusieurs habitans de la Franche-Comté se réfugièrent à Fribourg, entre autres, Claude Fournier,gentilhomme de Lorraine, Conseiller d’Etat et secrétaire 2 . Onremarquait encore M ,n " Vatteville. Son mari, Comte de Bussolin,adressa des remercîmens à l’Etat de Fribourg, pour le bon ac-cueil fait à sa femme. Berne, Fribourg et Soleure furent chargéspar la diète de Baden d’envoyer une députation au Prince. Fri-bourg voulut faire plus, en faisant marcher des troupes ; maisBerne leur barra le passage 3 . Quand l’ambassadeur de France re-

1 Manual du Conseil, année 1624. — 2 II demeura 11 ans à Fribourg, cl, quandil en repartit, on lui octroya la bourgeoisie, le 22juin 1647. Son frère Nicolas ob-tint la même faveur. — 3 Tillier.