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SECONDE PARTIE.
sa longueur. Ces cahiers volans, qui forment ce qu’on appelle lelivre de la bourgeoisie commune, ont récemment été reliés. Ce-pendant ces habitans, en attendant leur inscription dans le grandlivre, ont toujours porté le nom de bourgeois et ont joui de tousles droits attachés à ce titre.
La réception des habitans pour la ville est souvent inscritedans les manuaux en ces termes : Zu einem Burger ange-nommen. Aussi les appelait-on bourgeois , non-seulement enconversation, mais dans les actes publics. La dénomination debourgeois secret n’a commencé qu’en 1600. Sept ans plus tardil fut décidé que les habitans ne prendraient plus la qualificationde bourgeois. En 1620 ils furent dispensés de se procurer unearmure complète L
Toutes ces mesures, combinées adroitement, cachaient des in-tentions profondes et liberticides. On voit le privilège naître etse consolider, une caste aristocratique se former. Mais elle n’estpoint encore inaccessible au peuple. En remplissant certaines con-ditions plus ou moins onéreuses, les bourgeois communs pou-vaient s’élever, et plusieurs membres du Grand Conseil n’étaientpoint de la bourgeoisie secrète 2 . Celle-ci se recrutait encore endehors de sa sphère et non par simple transmission héréditaire.Elle coûtait plus ou moins, selon la qualité personnelle, l’état etle lieu d’origine des postulans, tandis que le prix d’habitation res-tait constamment le même pour tous.
C’est pour arrêter cette dangereuse concurrence que parut lafameuse ordonnance de f627, qui déclarait la bourgeoisie secréteune propriété exclusive des Deux-cent a . (Er sye denn der Zabi).Ce changement est le plus notable qui se soit opéré depuis la desti-
4 Vcnncrbucll 10 décembre, fol. 00. — s M. Fontaine cite47 individus qui furentemployés dans le Gouvernement, avant leur réception à In bourgeoisie secréte, en-tr’autres : 1>. F'ivaz, natif de l’ayerne; Daniel Montcuach, notaire à Dompicrrc;Jean Odet; Gaspard Week; François Werro , etc. — 3 Mau. du 4 mars. Voyezpièces juslif. N° XV.