CHAPITRE VIII.
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» ment de cette académie? Le génie de nos Fribourgeois n’est pas» fait pour la gêne. Ils sont trop volages pour s’occuper utile—» ment. Ils ODt trop bonne opinion d’eux-mêmes. Ils croient que» pour occuper les grands emplois, ils n’ont besoin que de leur>» propre fond. Ils se reposent sur des lumières brutes, qu’ils es-» pèrent polir par l’expérience et sur un sens inculte que leur va-# nité leur représente comme devant se cultiver sans peine, sans» lecture ou sans étude. Aussi s’en trouve-t-il de nos chers con-» citoyens qui ne connaissent pas le père des quatre fils Aymon.»
» L’académie a commencé sans fonds nécessaires pour son en-» tretien, sans docteur ou professeur ès lois, et, ce qu’il y a de» plus admirable, sans écoliers. Il n’y en a qu’un seul, et le pro-» fesseur est un pédant qui ne connaît pas le peu qu’il débite. »
» Deux cents écus que les Schulherren donnent annuellement,» quelques sacs de graine que Leurs Excellences fournissent, ne» sont pas des objets bien attrayants pour transplanter un savant» d’Allemagne à Fribourg, où à peine a-t-il sa vie alimentaire,» mais nulle espérance pour sa postérité L »
Comme autrefois, les meuniers et bouchers étaient l’objet d’unesurveillance particulière. Il était défendu aux premiers d’acheterde la farine sur les marchés, avant 9 heures.
Quant aux bouchers, on interdit, en 1733, la boucherie à tousceux qui ne voulaient pas admettre la taxe de la viande, et celle-ci avait lieu à certaines époques. Pour atténuer, autant que pos-sible, le monopole de cette industrie, on permit aux petits bou-chers (Nebenmetzger) de tuer et vendre librement pendant deuxannées desuite. Il y avait un taxeur êt deux sous-taxeurs de laviande. Celle de bouc ou de chèvre ne pouvait pas être vendue àla boucherie. La maîtrise des bouchers taxait celle de carême,mais en présence des Vorrenuer.
1 Hors d’œuvre.