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Troisième partie.
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TROISIÈME PARTIE.

l’impuissance des lois répressives, quand la démoralisation n’estpas prévenue par de bonnes écoles.

En 1697, une curieuse et cruelle procédure fut instruite contrequelques escrocs piémontais, qu’on appliqua, à plusieurs reprises,à la torture. L’un d’eux, soupçonné d’user d’artifices magiquespour échapper à la douleur, fut exposé à une fumigation bénite.

Claude Beaud, deLussy, ayant blasphémé dans un état d’ivresse,fut condamné à être conduit, tête et pieds nus, la corde au cou,un jour de marché, devant le portail de l’église de Romont, poury demander pardon, un flambeau allumé en mains et à genoux, àDieu, à la Ste Vierge et à LL. EE., puis reconduit au carcan pou ry avoir la langue percée et les lèvres fendues. Ce cruel arrêt futtoutefois mitigé par le Petit Conseil (1774).

Jean Prohin, d’Orbe, ayant été condamné, ainsi que sa femme,à subir le tourniquet, quoique innocemment, pour avoir mangédes herbes, que son beau-père avait escamotées, sans qu’ils lesussent, etc., prie très-humblement vouloir exempter de subir ledit tourniquet sa pauvre femme affligée de maladie et que leditchâtiment, ordonné par la justice, ne leur soit ni à leurs parentsaucunement reprochable, ni préjudiciable, etc., et encore pourune aumône.

Le bourreau avait toüjours sa maison sur la Planche. On l’au-torisa à tenir un équarrisseur à ses frais, et, à cet effet, sa paiefut augmentée. On fit faire pour lui, à Ratisbonne, un glaive àdeux tranchants, très-affilé et d’une longueur remarquable L

La dernière potence, élevée en 1750, sur le pré de l’hôpital, futinaugurée avec beaucoup de solennité.

Plus tard (1761), on restaura aussi le carcan. Mais il fallut, parune ordonnance spéciale, arrêter les reproches qu’un public in-juste adressa pour ce fait à la maîtrise des maçons.

1 U est aujourd’hui déposé à l’arsenal.