CHAPITRE VIII.
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manquait ni de verve, ni de goût, reflétant avec succès cette civili-sation Pompadour, à laquelle nos officiers patriciens, au servicede France, s’initiaient si facilement l .
Les aventuriers de tout genre avaient beau jeu. Il faut compterdans ce nombre cette dame mystérieuse, qui s’était établie à Dom-pierre, en 1711, sous le nom de comtesse de St. Michel, et quela police ne tarda pas à chasser du pays. En 1728, un soi-disantPrince du Liban, nommé Sidi Ilabaisci Spada, arriva à Fribourg.Mr. Gross fut chargé de lui procurer une chaise à porteurs, deuxchevaux pour ses gens. On le défraya à l’auberge et on lui donnasix mirlitons et un passeport pour Berne 2 .
Deux Françaises, se nommant les dames Castan, vinrent unjour de Berne s’établir chez un particulier de Fribourg. C’étaitau mois d’Avril 1712. On ne tarda pas à être avisé par le marquisdeTessé, que ces deux dames, la mère et la fille, étaient fugi-tives, qu’elles^s’étaient évadées de Berne, pour se soustraire à unprocès qui leur était intenté par le marquis, en réclamation d’unesomme de quatre cent mille livres que lui devait M. Castan. Lemarquis demandait leur arrestation, et que tout ce qu’elles empor-taient fût placé sous séquestre.
Castan était banquier à Lyon et avait été condamné à payer aumarquis la somme susdite. Mais il se réfugia à Berne, y fut bien-tôt arrêté, s’échappa encore et fut arrêté une seconde fois àAvencbes.
Le procès s’engagea dès-lors sur nouveaux frais à Fribourg.
1 Au 7 e concert, exécuté le 20 Février 1778, chantèrent mesdemoiselles de Pen-sier, Gady, AVild, deVillariaz, de Maillardoz , Mr. d’Epinay et les sieurs Chili lionet Ufholz , musiciens élrangers , indispensables à l’cxécnlion et cependant n’y figu-rant que comme des machines. Le programme du concert sortait des presses deE.-L. Piller et se distinguait par la beauté du papier et des caractères. — 5 Ontrouve encore une annonce imprimée, ainsi conçue : La vertu particulière et admi-rable du baume de Vénus, tiré du laboratoire du Grand Sultan, disposé et faitpar moi seul , qui m’appelle Antonio Camillo Mari il Turchello , logé à l’abbayedes Marchands à Fribourg. Cet aventurier est mort à l’hôpilal de Fribourg , dansla misère , vers 1840.
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