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TROISIÈME PARTIE.
pliquer devant l’avoyer, ils osèrent réitérer les injures et les me-naces en sa présence. Buman porta plainte au Petit Conseil, quiles fit mettre aux arrêts et nomma, pour examiner l’affaire, unecommission expresse, composée de l’avoyer Heid, Vonderweid,Bionnens, Ræmy et Gottrau. Ils furent condamnés à faire amendehonorable au major de ville. François Fivaz, qui s’était permis desvoies de fait, fut obligé, en lui demandant pardon, de s’inclinerjusqu’à la ceinture et d’attendre pour se relever, qu’il eût obtenuune réponse satisfaisante L
Le.notaire Périard se permettait beaucoup de licences. Quoiquemarié, il fréquentait publiquement les filles du chirurgien Von-lanten, et lorsque le curé Monlenach lui en fit des reproches, ill’insulta. Chargé des affaires du marquis de Tessé, il abusa indi-gnement de sa confiance. Cité pour ces faits et autres devant mes-seigneurs, il fut condamné à 24 heures de prison au pain et àl’eau, privé de sa patente, forcé de faire des excuses au curé et derestituer au marquis l’argent escroqué (1712) 2 .
Ce fut vers la même époque que les dames Chappuis de Riche-mont, établies en France, mais se disant d’origine allemande,après avoir inutilement tenté d’établir un prieuré de chanoinessesà Lucerne, insistèrent beaucoup pour que l’Etat de Fribourg leuraccordât cette permission 3 . Cette demande fut écartée 4 , vu legrand nombre de couvents déjà existants.
Le cercle étroit, dans lequel l’éducation cléricale et l’oppressionpolitique avaient renfermé le peuple, avait les conséquences lesplus déplorables sans doute , mais elles n’étaient pas sans compensa-tion. En l’écartant des affaires et de la vie publique, le patriciat luien avait épargné les difficultés et les dégoûts. En l’isolant, pour
1 Mail. N°263. — a Comparer l’opuscule cité de Felsclierin, page 58 et suivantes.— 3 Lettre autographe du 18 Janvier 1712. — * lu diesem Begehren konnen ineinegn. Ilerrcn nit einwitligen , weilen diese Stadt mit genugsamen Kloslern beladen.Man. N°263.