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Troisième partie.
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TROISIEME PARTIE.

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De cette époque date aussi l’usage de fumer, introduit en Europedès le milieu du 16 e siècle. Il fut dès le principe considéré non seu-lement comme objet de luxe, mais comme nuisible et dangereux.Le gouvernement, de concert avec celui de Berne, fit de vainselTorts pour faire avorter celle mode ridicule, dès son début. La dé-fense de fumer fut renouvelée plus d’une fois , enlr’aulres en 1665,sous peine de 3 livres d’amende , spécialement à l’auberge du Che-val-blanc, où les hôtes s’en trouvaient incommodés *, et, en 1718,« en raison, dit l’ordonnance, de l’extension que prend l’usage du» tabac, du tort qu’il fait à la santé,des fréquents dangers de feu,» qui en résultent, et des grandes sommes d’argent, qu’il fait» sortir du pays. »

On nomma même un comité spècial, chargé de veiller à l’exé-cution de cette défense, mais le tabac acquit bientôt l’altrait d’unfruit défendu, et conservera sans doute longtemps sa place en com-pagnie d’une foule d’autres abus.

Ce chapitre était déjà imprimé, lorsque nous nous rappelâmesune chronique manuscrite, déposée à la bibliothèque économiqueet intitulée : Anecdotes fribourgeoises par l’évêque Lenzbourg,qui paraît toutefois s’être arrêté à l’an 1481. La suite, jusqu’en1787, a été écrite par le frère du chancelier Raphaël Castella.

L’un et l’autre chroniqueur, envisageant l’histoire sous le pointde vue clèrico-aristocratique, donnent à certains faits une impor-tance que l’opinion libérale doit leur refuser. Ainsi, qu’en 1773,une comtesse de Brianne ait passé par Fribourg, qu’elle ait logéchez M m ° la marquise de Maillardoz, dîné le lendemain chez l’avoyerWerro, mangé avec appétit de la crème et du beurre de Gruyères,etc.; voilà des niaiseries que nous n’avons pas cru devoir men-tionner. H en est de même des hauts faits d’armes des Fribourgeois

* L’aubergiste l’ellolaz reçut uue injonction à ce sujet.