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Troisième partie.
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TROISIÈME PARTIE.

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Le lieutenant-colonel Week obtint toutefois la permission des’en aller, dès la fin d’Àoût, avec une lettre très-flatteuse pour sesprouesses, qui se sont réduites à des rodomontades , dit Dies-bach, dans ses mémoires.

Le 18 Novembre, les bannières furent convoquées, sous la pré-sidence de leurs bannerets. Mr. de Praroman fut le seul noble ap-pelé, et la bourgeoisie, toujours fatalement aveugle, voulut placerà sa tête ce membre de la noblesse, qu’elle croyait dévoué à sesintérêts. Dans l’assemblée du Bourg, le banneret Gottrau demandasi on ne reconnaissait pas LL. EE. pour le souverain et si l’onprétendait changer quelque chose à la constitution? La réponsefut unanime et juste, disent les mémoires de Diesbach; mais lors-que le banneret voulut écrire qu’on reconnaissait la légitimité dela constitution actuelle , Rey demanda et obtint qu’il serait faitabstraction de cette épithète.

Dans le discours d’allocution, chaque banneret dit en substance,qu’il s’attendait à ce que les bourgeois se fussent ravisés et n’in-sisteraient pas sur la production des titres, qui forment la consti-tution de l’Etat, qu’il les avertissait de prendre garde.

Les bourgeois répondirent qu’ils se seraient attendus, de leurcôté, que, après cinq mois de sollicitations, on leur exhiberaitenfin les titres, sur lesquels leurs droits et devoirs, leur état poli-tique et civil étaient fondés, notamment les chartes de 1249, 1 387,1404, 1449, 1452, etc. On ajouta que, malgré les promesses deMr. Muller, l’archiviste Werro avait refusé les copies demandées.On demandait celle du serment des bourgeois et des habitants.

Quand cette requête fut lue en Grand Conseil, elle excita unmurmure général. On y trouva des expressions audacieuses, outreque la titulature sérénissime n’avait pas été jointe à LL. EE.Werro se déchaîna, et dit qu’il donnait terme aux bourgeois jus-qu’au lendemain pour se raviser.