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Troisième partie.
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CHAPITRE X.

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section de la croix rouge. Elle pria aussi l’assemblée des Jacobinsde prendre sous sa protection le club des patriotes suisses et spé-cialement les neuf membres proscrits par le gouvernement deFribourg. Elle adressa une lettre de remerciaient aux trois cafésde Foix, du Caveau et Procope. Cette lettre fut rendue publique.

Le Mercure national , rédigé parle citoyen Robert, accueillitdans ses N os 38 et 43 la justification des patriotes suisses. On votades remercîments au rédacteur.

La citoyenne Rigolet, Suissesse, engagea ses compatriotes, éta-blies à Paris, à s’associer aux efforts du club et à contribuer auxdons patriotiques. Elles débutèrent par une légère offrande de 33livres 6 sous. Les discours échangés à cette occasion entre M" e Ri-golet et le président furent insérés au Mercure national.

Nous devons mentionner ici le massacre de Nancy, le 31 Août1790. Un régiment suisse, presqu’entièrement composé de Vau-dois et de Fribourgeois, le même qui, le 14 Juillet 89, campé auchamp de Mars, lorsque les Parisiens allaient prendre des armesaux Invalides, déclara que jamais il ne tirerait sur le peuple, étaiten garnison à Nancy. Les officiers, tous patriciens, traitaient lessoldats, comme les gouvernements aristocratiques traitaient la pe-tite bourg,eoisie, et pire encore. Forts de leur position de chefs etde leur supériorité dans l’escrime, ils n’épargnaient aucune inso-lence au soldat, au bourgeois, ami du soldat. Ils ne cachaient nul-lement la joie que leur inspirait l’approche de l’armée autrichienne.Mal payés, les soldats soupçonnèrent leurs chefs d’escroquerie, etencouragés par ces voix émancipatrices qui s’élevaient de toute part,ils osèrent réclamer. Ils en furent cruellement punis. Trompée parLafayette et autres révolutionnaires gentilshommes, rassembléenationale fit examiner et juger la chose par les officiers eux-mêmes.Ce décret du 6 Août est une tache, et pour l’assemblée, qui ne sutpas apprécier les circonstances , et pour Lafayette, qui l’induisit enerreur ; car les Jacobins eux-mêmes s’y laissèrent prendre. Le roya-