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Troisième partie.
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TROISIÈME PARTIE.

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déclaration suivante, qui venait d’èlre adressée au gouvernementde Fribourg :

« L’assemblée provisoire des représentants du pays de Vaud,» considérant que les gouvernements de Berne et de Fribourg» font les plus grands efforts pour entraver et même renverser notre» régénération ; que, pour parvenir à ce but, tous les moyens leur» sont bons; que des armements considérables qu’ils entretiennent» sur sa frontière et ailleurs, en posture menaçante, occasionnent» des frais immenses, puisés dans le trésor public, dont une juste» part lui appartient, elle a arrêté : que toutes les propriétés des» membres du gouvernement de Berne ou de Fribourg, dans ceb pays, .sous quelque dénomination qu’elles puissent être connues,» lui seront garants du mauvais emploi que lesdits gouvernements» font et feront de tous ces trésors, ainsi que de toute autre dila-b pidation qui pourrait en être faite, sous quelque prétexte queb ce soit. »

» Lausanne , 17 Février 1798.»

Signé : Chancellerie du pays de Vand ,Mousson, Secrétaire.

Ensuite de l’arrivée à Fribourg de représentants fédéraux etd’une conférence avec eux, le gouvernement répondit que ces ar-mements avaient été mal interprétés, qu’ils n’avaient pour but quela défense du pays et le maintien de la tranquillité.

Cependant les partisantsde la révolution réclamaient l’anéantis-sement du fédéralisme, de la souveraineté cantonale, de l’indé-pendance des Etats et l’adoption du projet de constitution éla-boré par Ochs, décrétant une république helvétique, une et in-divisible. La France appuyait ce projet et exerçait à cet égard unepression d’autant plus efficace, que ses armées étaient prêtes àenvahir le pays. Les oligarques se déballaient en vain contre cettetendance qui, de jour en jour, devenait plus impérieuse. Fribourg