CHAPITRE XI. 373
bataillons de volontaires, mais d’en suspendre l’organisation défi-nitive jusqu’à l’installation des nouvelles autorités.
Ou eut encore à réprimer de mauvais propos et la circulationde libelles réactionnaires. On attacha même trop d’importancepeut-être à des paroles hostiles, prononcées par le citoyen Pillet,domestique du citoyen Techtermann, et à celles d’Augustin Gasse'r.
Le 16 Mars, le canton de Fribourg entra dans la compositionéphémère de la république rhodanique, proclamée par le généralBrune. Huit jours après, il faisait partie de la république helvé-tique, une et indivisible.
Dans la séance du 23 Mars, le citoyen Duc proposa de rappelertous les citoyens expatriés pour cause politique. Il fut décidé quecet appel se ferait individuellement et sans invectives contre l’an-cien gouvernement.
Le 30 Mars, deux bataillons français vinrent encore peser detout leur poids sur le canton déjà épuisé. Le général Lorge futlogé chez le citoyen Week, à la Grand’rue.
Le même jour, le président de l’assemblée électorale, à la têtedu bureau et des électeurs, se présenta devant Se gouvernement pro-visoire, lut le verbal des élections faites à Payerne et proposa dereconnaître les nouvelles autorités; ce qui eut lieu.
Les membres de la chambre administrative déclarèrent ensuitequ’ils acceptaient l’administration qui leur était confiée. Tous lescomités en fonctions jusqu’à ce jour furent requis de continuerleurs travaux et de coopérer jusqu’à nouvel ordre au bien de lachose publique, sous la ratification des administrateurs ou de leurssuppléants.
Enfin , le 31 du même mois, sur une invitation qui lui fut faitePar la chambre administrative de continuer ses fonctions, en cequi concernait la commune de Fribourg, le gouvernement provi-soire députa vers elle les citoyens Berlens et Savary pour repré-