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TROISIEME t'AKTIE.
des capucins, le 18 Août 1798, donna le signal de cette secondeinsurrection, dont l’issue fut encore plus épouvantable que cellede la première. Lussy assistait, comme Stiger, au conseil de guerresonderbundien de Nidwalden, armé d’un pistolet, et promettantl’invulnérabilité à ceux qui se battraient pour Dieu et la SainteVierge. Tout en poussant à une résistance insensée, ces prêtresindignes se ménageaient les moyens d’échapper sains et saufs audésastre qu’ils avaient appelé. Zwingly était du moins mort encombattant; mais Lussy, après les sanglantes journées de Sep-tembre, s’enfuit dans le Tyrol. En fuyant, il rencontra encorequelques femmes, qui venaient au secours de leurs maris. Au lieude les détourner d’un danger certain, il les envoya traîtreusementà la mort, en leur disant que les Français étaient en fuite, et qu’ilne s’agissait plus que de les poursuivre. Et voilà les hommes que lathéocratie olTre encore à la vénération des peuples !
Stanz fut saccagé par les Français, et les horreurs qui y furentcommises par la soldatesque retombent de tout leur poids sur unclergé fanatique.
Au lieu de les prévenir par des exhortations à la paix, ce nefut que vers la fin d’Octobre qu’une lettre du nonce à l’évêque deLausanne informa de l’assentiment du Pape à la prestation du ser-ment.
Il est nécessaire de rappeler en peu de mots ces tristes événe-ments de la Suisse orientale, parce qu’ils éclairent ce qui se passaitdans le canton de Fribourg.
Cet État était représenté à l’assemblée nationale d’Aarau, commesuit :
au Grand Conseil : par Georges Badoud, de Romont ; Abram For-nerod, d’Avenches; Tobie Barras, de Praroman; Louis Devevey,d’Estavayer-le-lac ;
au Sénat : par Charles Thorin, de Villars-sous-Mont; Benjamin Jo-