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TROISIEME PARTIE.
» lérent jusqu’à leur dernière amorce. Sept dragons, envoyés pour» chercher un homme qui avait tiré sur un juge de district, furent» obligés de fuir à travers une grêle de balles; mais ce qu’il y eut» de plus malheureux, c’est l’audace que ce léger succès donna à» la troupe insurgée. Les auxiliaires prétendent avoir remarqué» parmi elle des soldats autrichiens, vraisemblablement des pri-» sonniers fuyards. Les rebelles fortifiés osèrent alors attaquer les» postes en avant de Fribourg. Il s’engagea près de Rechthalten un» combat très-vif, où plusieurs insurgés mordirent la poussière, et» où les républicains perdirent 7 hommes; 2 français tués, 2 pri—» sonniers et 3 d’Avenehes blessés. »
» Quand on apprit cet événement à Fribourg, on y tint un» conseil de guerre. On ordonna la retraite pour attendre de nou-» veaux renforts. Nos jeunes guerriers ont supporté impatiemment» cet ordre; mais certainement il était le plus sage. En attendant,» Montenach fit distribuer parmi les insurgés une proclamation. 11» les assure que, pour la dernière fois, il leur parle en père. Il» leur donne jusqu’au 17 Avril, à 7 heures du matin, le temps de« réfléchir; mais il exige qu’ils se rendent sans réserve, et il invite» les communes à nommer des députés munis de saufs-eonduils.» Les députés arrivent sans pleins pouvoirs. Toutes leurs réponses» sont évasives. Montenach leur parle avec la plus grande force. Il» leur arrache des larmes, quand il leur trace les malheurs affreux» qui vont déchirer le pays. Cependant 7 heures sonnent. Les» troupes avancent en deux colonnes. Montenach et Stutz, com-» mandants du district, s’élancent à leur tête. Ils bravent tous les» dangers, pénètrent jusqu’aux insurgés et les conjurent encore» de ne pas faire de leur patrie un théâtre de misère et de sang.„ Les insurgés, persuadés que Berne était déjà au pouvoir des Au-» trichiens , témoignèrent quelque crainte. On les dissuade , on les» prie. Déjà la plupart des communes envoyent leur soumissionn par écrit. Celle de Ileitenried veut seule se réserver l'amnistie.» Montenach leur en fait sentir l’impossibilité. Faites donc comme