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TROISIEME PARTIE.
D’après le projet de constitution adopté, le canton de Fribourgfaisait partie intégrante de la république helvétique, sans frontières,et n’ayant d’autres limites que celles que déterminaient les attri-butions administratives et judiciaires. L’administration devait êtreuniforme. Toute distinction contraire à l’égalité des droits devaitcesser. Le projet supprimait les droits féodaux, consacrait le ra-chat des censes et des dîmes, le droit de pétition et suspendait ladivision territoriale jusqu’après l’organisation definitive du pouvoirjudiciaire, laquelle était réservée à l’autorité centrale i .
On voit déjà se dessiner ici les rudiments des constitutions mo-dernes et la bannière du progrès flotter sur les ruines du privilège.
La diète générale accueillit les députés, non comme simplesmandataires de leurs Etats respectifs, mais comme revêtus d’un ca-ractère national, rendant ainsi un nouvel hommage au principeunitaire, au grand regret de Bonaparte, qui méditait déjà le réta-blissement des souverainetés cantonales. Ses agents, Reinhard et lerusé Verninac, travaillèrent dans ce sens, d’une manière plus oumoins patente, et bien que, par la paix de Lunéville, le gouver-nement frauçais eût garanti à la Suisse le droit de se constituer li-brement, ils firent comprendre qu’il ne verrait pas une centralisa-tion de bon œil.
La constituante n’en consacra pas moins le principe de l'unita-risme et, après qu’elle eut terminé ses travaux, elle en transmit lerésultat au premier consul, par le citoyen Rengger. Mais la légationfrançaise eut soin de dépêcher à Paris son secrétaire Filt, hommedévoué au parti rétrograde, pour faire échouer la mission. Ici en-core Dolder et Savary se conduisirent avec beaucoup de duplicité'Herrenschwand, ayant donné sa démission, fut remplacé par De-vevey.
Le 26 Octobre, eut lieu la composition du nouveau sénat, oû
4 Procès-verbal de la diète cantonale du canton de Fribourg:, en 1801.