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II.
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LE RIIIN.

suivre à Stahleck pour recevoir linvestiture et me prêterle serment dallégeance, en mail public et en présence deséchevins, in mallo publico et coram scabinis, comme disentles chartes du saint empereur Charlemagne .

Il fallait obéir. Pécopin envoya à Bauldour un messagedans lequel il lui annonçait tristement que la gracieusevolonté du pfalzgraf lobligeait de se rendre sur-le-champà Stahleck pour une très grande et très grosse affaire.

Soyez tranquille, madame ma mie, ajoutait-il en ter-minant, je serai de retour le mois prochain.

Le messager par-ti, Pécopin suivit le palatin et alla cou-cher, avec les chevaliers de la suite du prince, dans lachâtellenie basse à Bacharach . Cette nuit- ii eut unrêve. 11 revit en songe lentrée de la forêt de Sonneck, lamétairie, les quatre arbres et les quatre oiseaux; lesoiseaux ne criaient, ni ne sifflaient, ni ne chantaient, ilsparlaient. Leur ramage, auquel se mêlaient les voix de lapoule et du pigeon, sôtait changé en cet étrange dialogue,que Pécopin endormi entendit distinctement :

LE GEAI.

Le pigeon est au bois.

LE MERLE.

La poule dans la cour

Va disant : Pécopin.

LE GEAI.

Le pigeon dit : Bauldour.LE CORBEAU.

Le sire est en chemin.

LA PIE.

La dame est dans la tour.

LE GEAI.

Reviendra-t-il dAlep?

LE MERLE.

De Fez ?

LE CORBEAU.

De Damanhour ?