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II.
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LÉGENDE BEAU PÉCOPIN.

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limmensité peut-être sans fond de la salle, sous la forêtde colonnes, il y avait une multitude de spectateurs, tousà cheval comme lui, tous en habit de chasse; ombres parlobscurité, statues par limmobilité, spectres par le silence.Parmi les plus rapprochés, il crut reconnaître les cavaliersqui accompagnaient le vieux chasseur dans le bois des pasperdus. Comme je viens de le dire, convives, valets,assistants, gardaient un silence effrayant, et, plutôt quedentendre un souffle sortir de cette foule, on eût entenduchuchoter les pierres dun tombeau.

Tl faisait très froid dans ces ténèbres. Pécopin étaitglacé jusque dans les os; cependant il sentait la sueurruisseler de tous ses membres.

Tout à coup des jappements retentirent, dabord loin-tains, bientôt violents, joyeux et sauvages ; puis le cor duvieux chasseur sy mêla brusquement et se mit à exécuter,avec une splendeur triomphale, un admirable hallali,parfaitement étrange et nouveau, qui, retrouvé plusieurssiècles plus tard par Roland de Lattre dans une inspirationnocturne, valut à ce grand musicien, le 6 avril 1574,lhonneur dêtre créé, par le pape Grégoire XIII , chevalierde Saint-Pierre à léperon dor de numéro participantium.

A ce bruit Nemrod leva la tête, labbé Fardulfus sedétourna à demi, et Cyrus, qui sappuyait sur le couledroit, sappuya sur le coude gauche.