Band 
II.
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LÉGENDE DU BEAU PÉCOPIN.

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En parlant ainsi, le petit bossu avait un air inexprimable.Lironie, cest le visage même du diable. Pécopin tres-saillit.

Que voulez-vous dire?

Le diable lui montra le piqueur masqué.

Reconnais-tu cet homme?

Oui.

Le connais-tu?

Non.

Le piqueur se démasqua ; cétait Érilangus. Pécopin sesentit trembler. Le diable continua :

Pécopin, tu étais mon créancier. Je te devais deuxchoses, cette bosse et ce pied-bot. Or je suis bon débi-teur. Je suis allé trouver ton ancien valet Érilangus, pourminformer de tes goûts. Il ma conté que tu aimais lachasse. Alors jai dit : Ce serait dommage de ne pas fairechasser la chasse noire à ce beau chasseur. Comme lesoleil baissait, je tai rencontré dans une clairière. Tuétais dans le bois des pas perdus. Jarrivais à temps; lenain Roulon tallait prendre pour lui, je tai pris pour moi.Voilà.

Pécopin frémissait involontairement. Le diable ajouta :

Si tu navais eu ton talisman, je taurais gardé. Maisj'aime autant que les choses soient comme elles sont. Lavengeance se doit assaisonner à diverses sauces.

Mais enfin que veux-tu dire, démon? reprit Pécopinavec effort.

Le diable poursuivit :

Pour récompenser Érilangus de ses renseignements,je lai fait mon portefeuille. Il a de bons bénéfices.

Mauvais drôle, me diras-tu enfin ce que cela signifie?répéta Pécopin.

Que tavais-je promis?

Quaprès cette nuit passée en chasse avec toi, au soleillevant, tu me ramènerais au Falkenburg.

Ty voici.

Dis-moi, démon, est-ce que Bauldour est morte?

Non.

Est-ce quelle est mariée?

Non.