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II.
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LÉG1ÎNDIÎ DU BEAU PÉCOPIN. 107

quelque part derrière lui. 11 se retourna et ne vit personne.Le diable riait dans sa caverne.

Que faire après ce dernier accablement? Il ramassa àterre un cotret oublié par quelque fagotier; et, appuyésur ce bâton, il marcha péniblement vers son château, quipar bonheur était fort proche. Comme il y arrivait, il vitaux derniers rayons du crépuscule un geai, une pie, unmerle et un corbeau qui étaient perchés sur le toit de laporte, entre les girouettes, et qui semblaient lattendre. Ilentendit une poule quil ne voyait pas et qui disait : Péco-pin! Pécopin! Et il entendit un pigeon quil ne voyaitpas et qui disait : Bauldour! Hauldour! Baulrfour ! Alorsil se souvint de son rêve de Bacharach et des paroles quelui avaient adressées jadis hélas! il y avait cent cinqans de cela ! le vieillard qui rangeait des souches lelong dun mur : Sire, pour le jeune homme, le merlesiffle, le geai garrule, la pie glapit, le corbeau croasse, lepigeon roucoule, la poule glousse ; pour le vieillard, lesoiseaux parlent. Il prêta donc loreille, et voici le dialoguequil entendit :

LE MERLE .

Enfin, mon beau chasseur, te voilà de retour.

LE GEAI.

Tel qui part pour un an croit partir pour un jour.LE CORBEAU.

Tu fis la chasse à laigle, au milan, au vautour.

LA PIE.

Mieux eut valu la faire au doux oiseau damour!

LA POULE.

Pécopin! Pécopin !

LE PIGEON.

Bauldour! Bauldour! Bauldour!