LÉG1ÎNDIÎ DU BEAU PÉCOPIN. 107
quelque part derrière lui. 11 se retourna et ne vit personne.Le diable riait dans sa caverne.
Que faire après ce dernier accablement? Il ramassa àterre un cotret oublié par quelque fagotier; et, appuyésur ce bâton, il marcha péniblement vers son château, quipar bonheur était fort proche. Comme il y arrivait, il vitaux derniers rayons du crépuscule un geai, une pie, unmerle et un corbeau qui étaient perchés sur le toit de laporte, entre les girouettes, et qui semblaient l’attendre. Ilentendit une poule qu’il ne voyait pas et qui disait : Péco-pin! Pécopin! Et il entendit un pigeon qu’il ne voyaitpas et qui disait : Bauldour! Hauldour! Baulrfour ! Alorsil se souvint de son rêve de Bacharach et des paroles quelui avaient adressées jadis — hélas! il y avait cent cinqans de cela ! — le vieillard qui rangeait des souches lelong d’un mur : Sire, pour le jeune homme, le merlesiffle, le geai garrule, la pie glapit, le corbeau croasse, lepigeon roucoule, la poule glousse ; pour le vieillard, lesoiseaux parlent. Il prêta donc l’oreille, et voici le dialoguequ’il entendit :